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Jun 2 2008, 7:45
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« La zone euro, havre de stabilité »
De tels propos, tenus par le gouverneur de la Banque de France, pourraient prêter à sourire alors que l’inflation vient d’atteindre pour le mois de mai un record historique, s’établissant à 3,6%, et que le moral des consommateurs de la zone euro est en berne, comme l’a prouvé le baromètre GfK. La situation de la BCE, qui a fêté ce week-end son dixième anniversaire, n’est pas confortable. L’annonce d’une décélération de l’inflation le mois précédent et d’un bon trimestre pour l’économie allemande avait réussi à conforter la place de choix de la monnaie unique européenne sur le marché des changes. Cependant, les dernières statistiques montrent une détérioration de la situation dans la zone euro ce qui a ralenti la progression de l’euro. Pour autant, comme l’a rappelé le gouverneur de la Banque de France, l’état de l’économie de la zone euro est nettement plus enviable que l’état de l’économie américaine. Même si durant la semaine écoulée, le dollar a repris des couleurs sur le marché des changes, il soutient que les fondamentaux de l’économie américaine sont moins bons. En effet, il a raison. Le dollar a surtout profité de statistiques moins mauvaises que prévu, en particulier celle concernant les commandes de biens durables pour le mois d’avril. Pour autant, la situation est toujours délicate pour la Fed qui doit traiter avec un ralentissement économique doublé d’une hausse de l’inflation. Dans de telles conditions, la plupart des analystes s’accordent sur le fait que l’institut américain va proposer prochainement une pause et anticipent désormais un éventuel relèvement des taux avant la fin de l’année afin de lutter plus efficacement contre les tensions inflationnistes. De tels propos ont d’ailleurs été confirmés par le président de la Réserve Fédérale de Dallas, Richard Fisher. Sur le court terme, la progression de l’inflation devrait certainement bénéficier à la monnaie unique européenne et au dollar australien comme nous l’avions déjà annoncé en début de semaine. Que ce soit la BCE ou la banque centrale australienne, ces deux instituts sont plus aptes, de par leur politique centrée sur l’inflation, à lutter contre la hausse des prix. La hausse des prix est largement imputable à la hausse du cours du pétrole. Afin d’en réduire l’impact, la France a d’ailleurs proposé à ses partenaires européens de plafonner la TVA sur les produits pétroliers. Enfin, l’enquête diligentée par la Commodity Trading Commission portant sur une éventuelle manipulation des prix du pétrole sur les marchés américains pourrait avoir un impact sur le cours de l’or noir. En effet, de tels soupçons sont légitimes quand on sait que depuis le début de l’année, le prix du baril s’est apprécié de près de 35 dollars à New York. |
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Jun 8 2008, 22:31
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L'actualité de la semaine dernière sur le Forex fut essentiellement rythmée par les effets d'annonce des banques centrales européennes et américaine.
Après la Banque du Japon qui avait de nouveau opté pour le statu quo, ce fut au tour de la banque d'Angleterre et de la BCE de se prononcer sur les taux d'intérêt. Sans surprise toutes les deux ont opté pour le statu quo bien que la situation économique actuelle du Royaume Uni aurait pu nécessiter une intervention de la banque centrale au niveau des taux. La livre sterling n'a pas souffert du statu quo mais reste toujours très faible par rapport aux principales devises sur le marché des changes. En ce qui concerne la monnaie unique européenne, elle a profité en fin de semaine des propos très clairs de Jean Claude Trichet ce qui a permis à l'euro de dépasser le seuil de 1,57 dollar vendredi. Face à une recrudescence de l'inflation, il a en effet souligné que la BCE pourrait être amenée à augmenter légèrement son taux dès juillet afin de lutter plus efficacement contre les pressions inflationnistes. Il semblerait que cette hausse soit d'une ampleur d'un quart de point. A la surprise générale, les propos de Jean Claude Trichet ont été accueillis avec enthousiasme à Bercy, enthousiasme qui s'explique probablement par la perspective de présidence française de l'UE. Par ailleurs, le dollar fut pénalisé cette semaine par des statistiques contradictoires qui reflètent de toute évidence la fragilité de l'économie américaine en cette phase de sortie de crise. En effet, l'économie des Etats-Unis connaît des balbutiements. Le dollar fut néanmoins soutenu en milieu de semaine par les propos étonnement limpides de Ben Bernanke lors d'une conférence à Barcelone. Ce dernier a clairement annoncé la donne en soulignant que la Réserve Fédérale n'envisageait pas de baisser le loyer de l'argent lors de sa prochaine réunion soulignant qu'un taux à 2% paraît être en accord avec la situation économique actuelle. A deux reprises, il a justifié son choix en mettant en évidence les risques inflationnistes croissants auxquels les Etats-Unis sont confrontés. Dans une telle perspective, les rumeurs concernant une légère hausse du taux d'ici à la fin de l'année aux Etats-Unis ont ressurgi et semblent désormais très probables. |
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Jun 22 2008, 8:34
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Les taux d’intérêt agitent le marché des changes
Le Forex aura été la semaine dernière plutôt chahuté par les nouvelles contradictoires distillées jour après jour sur les taux d’intérêt des principales banques centrales. En effet, le début de semaine s’était ouvert en hausse pour le dollar puisque les espoirs d’un relèvement des taux par la Fed animaient toujours le marché. Cependant, cet espoir s’est rapidement brisé, brisant en même temps l’élan du dollar sur le Forex. C’est mardi que le dollar a connu un revirement avec la publication d’informations concordantes par le Financial Times et le Wall Street Journal. Ces deux journaux, à la réputation irréprochable, ont en effet affirmé que, contrairement aux attentes des traders, la Fed ne devrait pas relever ses taux avant plusieurs mois. Selon les deux journaux, les spéculations de relèvement des taux sont largement exagérées par le Forex et résultent d’une interprétation erronée des récents propos de Ben Bernanke. Cette annonce a profité à de nombreuses devises sur le Forex, dont le real brésilien qui a battu un nouveau record en atteignant un niveau proche du sommet de 1999. En revanche, les espoirs de relèvement des taux, en raison de la déferlante inflationniste, n’ont pas abandonné tous les cambistes. En effet, la Banque d’Angleterre pourrait être amené prochainement à relever ses taux. La publication des minutes de la dernière réunion de la Banque d’Angleterre, qui avait abouti au statu quo, a montré la réticence des membres à augmenter les taux alors que le marché des changes ne s’y attend pas. Ce souci de préserver la livre sterling est certes louable mais la Banque d’Angleterre ne devrait pas pouvoir faire longtemps l’économie d’un relèvement des taux comme l’a prouvé le rebond inattendu des prix de détail au Royaume Uni au mois de mai. La publication de ces chiffres a renforcé les spéculations et permis une embellie éphémère à la livre sterling jeudi. Enfin, la BCE, qui n’a jamais fait mystère de lutter par tous les moyens contre l’inflation, devrait effectivement augmenter ses taux prochainement. Ravivant la directive Bolkenstein sur les services, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a affirmé vendredi que seule une croissance de la productivité du secteur des services dans la zone euro, permettant de limiter l’impact de la hausse du prix des matières premières, pouvait encore repousser un relèvement. Cependant, aucune hausse de la productivité n’est attendue pour l’instant. L’accroissement du différentiel de taux entre la BCE et la Fed, qui pourrait résulter d’un relèvement en juillet par la BCE, a éveillé l’inquiétude de Royal Bank of Scotland et Morgan Stanley qui prédisent l’émergence d’une crise majeure, similaire à celle des années 90, d’ici à trois mois. Ce ton alarmiste doit surtout être interprété comme une mise en garde lancée aux banquiers centraux, les appelant à mieux coopérer dans la formulation de leur politique monétaire. |
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Jul 5 2008, 20:09
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#4
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Taux d'intérêt : une décision responsable de la BCE
La Banque Centrale Européenne fut loin d'être épargnée cette semaine par le flot de critiques lancées d'Espagne, de France évidemment, et plus inattendu, d'Allemagne. Les voix se sont ajoutées aux voix, celle de Nicolas Sarkozy a rejoint celle du chef de gouvernement espagnol, celle de Madame Lagarde a rejoint celle de Monsieur Fitoussi. Pour autant, sachant comment le marché des changes s'est comporté suite à l'annonce du relèvement des taux, qui sont passés comme prévu de 4% à 4,25%, ces critiques semblent un peu exagérées. En effet, la volatilité qui a dominé le début de semaine a laissé augurer un scénario catastrophe qui aurait consister en une dégringolade importante du dollar sur le Forex face aux principales devises, notamment l'euro. La publication mercredi des chiffres de l'emploi outre atlantique, où le secteur privé a supprimé pas moins de 79 000 emplois le mois dernier, a laissé prévoir le pire. Un tel climat fut évidemment profitable aux valeurs refuges dont le franc suisse. La couronne tchèque fut probablement l'une des grandes gagnantes de la semaine en alignant un nouveau record face à la monnaie unique européenne et face au dollar. La couronne tchèque s'est hissée à 23,87 face à l'euro et à 15,11 face au dollar. Par ailleurs, le dollar australien ne fut pas en reste puisqu'il a connu une nouvelle hausse face à l'euro et au dollar sous l'effet d'une croissance plus forte que prévu des ventes de détail en Australie. Le chaos attendu suite à l'augmentation du différentiel de taux entre la Fed et la BCE ne s'est pas produit pour le moment et encore moins la crise boursière majeure prophétisée par Morgan Stanley et Royal Bank of Scotland. En effet, sous l'effet principalement d'un ton moins haussier que prévu, Jean Claude Trichet a confirmé lors de sa traditionnelle conférence de presse que la hausse opérée ne signifie pas pour l'instant le début d'un cycle haussier à la BCE. Rassurés, les investisseurs n'ont alors pas effectué de cessions inhabituelles du dollar en faveur de l'euro sur le marché des changes. Vendredi, principalement en raison de jour férié outre atlantique, la paire euro/dollar s'affichait relativement stable dans un marché très peu actif. En décidant d'une hausse de simplement 25 points de base et en repoussant pour l'instant de nouvelles hausses, la BCE a montré qu'elle agit avec responsabilité, en prenant garde à ne pas brider la croissance, bien que l'objectif de contenir l'inflation reste sa priorité absolue. Enfin, bien que le yen s'est affiché en bonne santé cette semaine sur le Forex, la situation économique au Japon ne cesse de se dégrader. En effet, l'indice Tankan de confiance des grandes entreprises manufacturières a connu un nouveau retrait au mois de juin, atteignant désormais le niveau de septembre 2003. La vitalité du yen s'explique essentiellement par les stratégies de carry trade qui permettent de soutenir le cours du yen sur le marché des changes. |
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Jul 19 2008, 15:12
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La devise américaine a connu une semaine très agitée sur le marché des changes. Le week-end dernier fut particulièrement chargé concernant les nouvelles provenant des Etats-Unis. En effet, la banque californienne IndyMac s'est mise sous tutelle fédérale en raison des contre coups de la crise des subprimes, faisant redouter de nouvelles faillites parmi les banques régionales américaines suite à des dépréciations d'actif. Une telle nouvelle pouvait faire redouter une chute importante du dollar à l'ouverture des marchés lundi mais elle n'a pas eu lieu, ou plutôt, elle fut repoussée à la faveur de l'intervention du Trésor américain, dans la droite ligne du sauvetage de la banque d'affaire Bear Stearns sous l'égide de la Réserve Fédérale. En effet, le gouvernement américain, inquiet de la tourmente boursière autour des géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, a décidé d'intervenir par le biais d'un plan de soutien.
Cependant, l'effet de cette annonce fut de courte durée car, dès mardi, les inquiétudes ont ressurgi avec vivacité sur le marché des devises. En effet, les investisseurs se sont rapidement interrogés sur les modalités de mise en œuvre de ce plan de soutien, sur fond de craintes persistantes concernant les résultats des principales banques américaines qui étaient attendus à partir de jeudi. Dans un tel contexte de craintes pesant sur le système financier américain, la monnaie unique européenne a connu un sursaut prévisible, en dépassant son dernier sommet historique du 22 avril dernier. Cette chute du dollar ne fut pas seulement face à l'euro mais également face aux autres devises, notamment le franc suisse et le yen qui était néanmoins pénalisé par la révision à la baisse des perspectives de croissance et la révision a contrario à la hausse des prévisions d'inflation pour l'Archipel. Néanmoins, le dollar n'a pas tardé à se redresser, certes faiblement, à partir du milieu de semaine. En effet, grâce à un apaisement du prix du baril de pétrole et à l'annonce de nouvelles moins mauvaises que prévu concernant l'économie américaine, le dollar a repris quelques couleurs terminant la semaine en hausse face au yen, à l'euro, au franc suisse et à la lire sterling. Cette dernière est d'ailleurs retombée en dessous du seuil symbolique de deux dollars. En effet, les résultats des principales banques américaines, notamment Citigroup et JPMorgan Chase, bien qu'ayant enregistré des pertes considérables, ont été meilleurs que prévu. De plus, le secteur de l'immobilier semble connaître un renouveau pour la première depuis l'été dernier. La conjonction de telles nouvelles a ainsi fait décrocher la paire euro/dollar de ses sommets. Cependant, l'euro devrait rester à un niveau élevé encore pour longtemps en raison de la résurgence des pressions inflationnistes en France et Outre-Rhin. Pour autant, Jean Claude Trichet n'envisage pas pour le moment de nouveau relèvement de taux, considérant que le dernier en date devrait contenir l'inflation à court terme dans la zone euro. |
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Jul 26 2008, 14:26
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#6
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Pas de tendance pour l'euro/dollar sur le Forex
Au cours de la semaine passée, la paire euro/dollar aura connu des hauts et des bas, incapable de s'inscrire dans une tendance de fond, préférant plutôt jouer aux montagnes russes. En effet, la situation outre-atlantique et dans la zone euro est plus que précaire et les chiffres se sont succédés laissant planer un jour un éclaircissement de la situation, le lendemain un retour de la crise. Par conséquent, les fluctuations de la paire euro/dollar se sont fait particulièrement ressentir sur le marché des changes. D'une part, le dollar a été en début de semaine affaibli par les tensions géopolitiques qui ont momentanément ressurgi à la faveur de l'échec des négociations de Genève avec l'Iran. D'autre part, en dépit d'un plan de soutien du secteur immobilier outre-atlantique, les craintes concernant ce secteur ont pesé en fin de semaine sur la devise américaine. Toutefois, le dollar a aussi connu des hauts cette semaine à la faveur de la baisse continue des cours du baril de pétrole. Cette baisse a permis à Charles Plosser, membre de la Fed, de plaider en faveur d'un relèvement monétaire lors de la réunion du comité de politique monétaire début août. En effet, puisque les risques pesant sur l'inflation semblent s'éloigner, il pense que la Fed peut désormais plus aisément s'attaquer à la lutte contre l'inflation qui devrait atteindre environ 4% cette année. De tels propos ont évidemment été reçu 5/5 par les cambistes qui se sont empressés d'acheter du dollar. Enfin, bien que la monnaie unique européenne ait connu une bonne semaine, les craintes de récession dans la zone euro ont connu un sursaut. En effet, le ralentissement de la croissance se fait de plus en plus sentir alors que la BCE n'envisage pas pour le moment d'intervenir en faveur d'une baisse des taux. Dans un tel contexte, où aucune tendance ne semble apparaître pour la paire euro/dollar, de nombreux traders cherchent à miser sur d'autres formules, notamment le dollar australien ou encore la couronne tchèque. Le dollar australien est en effet de plus en plus plébiscité par les acteurs du marché des changes en raison de sa vitalité. Avec un taux d'intérêt de 7,25%, taux qui devrait pour le moment rester à ce niveau, le dollar australien éveille les appétits. De même, la couronne tchèque connaît une tendance similaire sur le marché des changes. La devise tchèque s'est en effet renforcé de plus de 19% depuis le début de l'année, battant record sur record face au dollar et à la monnaie unique européenne. Suite aux propos du ministre des Finances tchèque, qui souligné son impuissance à juguler cette hausse de la couronne tchèque, la devise a connu un nouveau record cette semaine. Effrayé par une accentuation de la spéculation, la banque centrale a rapidement réagi en affirmant qu'elle pourrait intervenir pour freiner cette hausse, ce qui a rassuré les milieux d'affaires locaux. |
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Aug 2 2008, 20:41
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#7
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Le tableau s'assombrit pour la zone euro
Certes, la monnaie unique européenne se maintient envers et contre tout sur le marché des changes. Excepté quelques fluctuations du cours de l'euro, la devise de la zone euro se maintient plutôt bien, notamment face au dollar, vu la dégradation de la situation économique. Au début de semaine, les acteurs du marché des changes s'attendaient globalement à une mauvaise semaine pour le dollar mais il n'en fut rien. Alors que les spéculations demeurent quant à l'économie américaine, la résistance de la devise américaine sur le marché des changes impressionne. Bien que le président de la réserve de Minneapolis ait rappelé qu'il fallait s'attendre à sentir les effets de la crise des subprimes durant quelques semestres encore, Wall Street affiche sa confiance dans la résistance de l'économie américaine. Bien que les mauvais indicateurs se sont succédés cette semaine, notamment une poursuite de la destruction d'emplois et une croissance pour le deuxième trimestre moins bonne que prévu, la devise américaine s'est bien maintenue, contredisant les pronostics du début de semaine envisageant le dollar au-delà de 1,58. D'une part, le dollar fut soutenu largement par l'activisme des autorités américaines qui n'ont pas lésiné cette semaine non plus. En effet, les autorités américaines ont d'abord annoncé que le Trésor allait développer prochainement les « covered bonds » afin d'augmenter et de fluidifier le marché du crédit hypothécaire. Outre cette mesure destinée à surmonter l'impact de la crise des subprimes, la BCE, la Fed et la Banque Nationale Suisse ont également annoncé une action concertée. La Réserve Fédérale devrait étendre jusqu'au 30 janvier 2009 les facilités consenties aux banques d'investissement alors que la BCE va lancer la semaine prochaine des opérations en dollars et que la Banque Nationale Suisse a décidé qu'elle allait mettre des liquidités en dollars à la disposition du marché. D'autre part, le dollar a surtout habilement profité des mauvaises nouvelles s'accumulant pour l'euro et le dollar australien. L'économie de la zone euro connaît en effet quelques turbulences promptes à attiser la défiance des investisseurs. En effet, l'inflation a connu un rebond important, atteignant 4,1%, ce qui devrait inciter la BCE à conserver ses taux inchangés, alors que la croissance ralentit dangereusement et que des signes d'affaiblissement du marché de l'emploi apparaissent dans la première économie de l'euroland, l'Allemagne. L'inflation ne sévit pas seulement en Europe mais touche également les pays émergents, comme l'Inde, qui fait face à une inflation record de 12% et à une baisse de la croissance à 8%. Une telle situation a récemment contraint la banque centrale indienne à relever les taux de 50 points de base, pénalisant nettement la devise indienne, la roupie. |
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Aug 9 2008, 15:58
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#8
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Le dollar souffle tandis que l'euro tousse Ce fut ce que nous pouvons appeler une semaine plutôt chargée sur le marché des changes. Ce ne fut certainement pas l'attente de la décision des différentes banques centrales, nommément la Réserve Fédérale, la Banque Centrale Européenne et la Banque d'Angleterre, mais plutôt les commentaires qui ont suivi qui ont créé des remous sur le marché des changes en cette période de départ en vacances et de festivités pour les Jeux Olympiques de Pékin. Les acteurs du marché des changes ont eu les yeux braqués tour à tour sur Washington puis Francfort. Le statu quo était largement attendu et, en effet, il fut adopté. Cependant, ce sont les risques pesant sur la croissance de l'économie de la zone euro qui ont fait bouger les taux de changes. La semaine dernière ne fut déjà pas très rassurante de ce point de vue. Les choses semblent désormais s'empirer. En effet, même Jean Claude Trichet a été obligé de reconnaître que les risques pesant sur la croissance commencent à se matérialiser dans la zone euro. Même lui ne peut pas faire abstraction des chiffres, notamment de ceux soulignant une baisse de l'indice des directeurs d'achat et des ventes du commerce de détail dans l'euroland. Jean Claude Trichet s'est par ailleurs inquiété des effets de second tour contre lesquels il ne cesse de mettre en garde depuis janvier. Le fait que le président de la BCE se soit résolu à souligner les risques pesant sur la croissance n'a certes pas bénéficier à la monnaie unique européenne qui s'est affichée en forte baisse face au yen et au dollar mais a, au moins, permis aux traders d'envisager un léger relèvement monétaire avant la fin de l'année. A l'inverse, la situation économique outre-atlantique semble s'améliorer ce qui permet au dollar de bien se maintenir sur le marché des changes. Comme prévu, Ben Bernanke a annoncé le statu quo au terme de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed. Le communiqué publié fut très équilibré, suggérant la recherche du consensus entre les tenants du relèvement et ceux du statu quo. Il a laissé entrevoir la persistance du statu quo jusqu'à octobre au moins. Toutefois, le fait que la Réserve Fédérale ne fasse plus référence à une diminution des risques pesant sur la croissance a laissé entrevoir pour certains cambistes un relèvement des taux avant la fin de l'année. Outre la décision de la Fed, le dollar a profité d'une baisse phénoménale du cours du baril de pétrole et du geste effectué par Merrill Lynch et Citigroup envers certains de leurs clients. La seule voix discordante fut celle d'Alan Greenspan qui, comme à son habitude, a prédit le pire en envisageant l'éventualité de nouvelles faillites dans le secteur bancaire nécessitant l'intervention de l'Etat suivant le schéma Bear Stearns. Enfin, les monnaies exotiques poursuivent leur hausse sur le marché des changes, notamment le real brésilien, ce qui fait peser une hypothèque sérieuse sur la balance des paiements brésiliennes en raison de l'accroissement continu du déficit commercial. |
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Aug 16 2008, 20:41
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#9
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Les devises chahutées sur le marché des changes
Cette semaine n'a pas seulement sourit à notre compatriote Alain Bernard en nage libre aux Jeux Olympiques de Pékin mais aussi à la devise américaine sur le marché des changes. En effet, le dollar a poursuivi sur sa lancée en enregistrant de très belles performances. Le dollar est actuellement porté sur le marché des changes par une vague d'optimisme et de confiance sans précédent des cambistes alors que, dans le même temps, la situation économique se détériore très nettement au Japon, au Royaume Uni et dans la zone euro. Certains évoquent d'ailleurs des menaces de récession, confirmées par le gouvernement japonais et la Banque d'Angleterre. A l'inverse, la France, qui accumule les contre performances économiques s'obstine à vouloir rassurer les investisseurs. Le marché des changes est entré en fait dans une phase de correction entraînant une configuration baissière pour les principales devises face au dollar. La monnaie unique européenne évolue désormais aux alentours de 1,48 dollar, un seuil qui n'avait plus été atteint depuis de nombreux mois tandis que la livre sterling et le yen s'affichent en baisse face au dollar, battant des records. Le yen a notamment atteint son plus bas niveau depuis janvier alors que la livre sterling a sombré à sombrer à 1,8919, soit son plus bas niveau depuis le 17 octobre 2006. La chute de la livre sterling s'explique par la conjoncture morose outre manche et une réévaluation à la hausse des perspectives d'inflation. La Banque d'Angleterre a en effet confirmé que l'inflation pourrait dépasser 5% d'ici à la fin de l'année, réduisant ainsi la probabilité d'une baisse des taux alors que la récession plane. Le scénario est exactement identique au Japon. Le gouvernement japonais a annoncé une contraction de 0,6% de son économie au deuxième trimestre par rapport au premier, ce qui évidemment réduit considérablement la marge de manœuvre de la banque centrale pour lutter contre les pressions inflationnistes. En fait, les inquiétudes les plus graves concernent clairement la zone euro ce qui explique le rééquilibrage, souhaitable certes, de la monnaie unique européenne sur le marché des devises. Après l'Allemagne, ce fut au tour de la France d'annoncer des mauvais chiffres, notamment un recul de la production industrielle au mois de juin. Pour la première fois depuis la création de la zone euro, l'économie a connu une contraction, notamment sous l'effet de la contraction de 0,5% de l'économie de l'Allemagne au deuxième trimestre. Les chiffres commencent à inquiéter de plus en plus les traders qui se rabattent massivement sur le dollar. Grâce à l'activisme des autorités américaines, le dollar a retrouvé de l'entrain sur le marché des devises et a notamment bénéficié cette semaine d'une accalmie des prix du pétrole en dépit du conflit en Géorgie et d'une hausse de l'inflation, qui devrait prochainement pousser la Fed à intervenir en décidant d'opérer un relèvement monétaire. |
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Aug 23 2008, 17:39
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#10
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Prudence sur le marché des changes
Les acteurs du marché des changes sont restés plutôt prudents cette semaine. Certes, la confiance dans l'économie américaine semble être de retour du côté des investisseurs en dépit des mauvaises nouvelles qui se sont accumulées. Le dollar s'est d'ailleurs affiché en hausse la majeure partie de la semaine face à la monnaie unique européenne, exception faite de jeudi. Toutefois, le dollar n'a pas résisté totalement aux mauvaises nouvelles puisque les gains que le dollar a enregistré dernièrement, notamment la semaine dernière, se sont évaporés cette semaine. En fait, les investisseurs du marché des changes ne se sont pas encore habitués aux mauvaises nouvelles provenant de la zone euro, ce qui explique la baisse de la devise européenne, alors qu'ils gèrent depuis des mois celles provenant des Etats-Unis. Le dollar a clôturé la séance de vendredi en hausse en dépit de l'accumulation des mauvaises nouvelles. La devise américaine fut en partie freinée dans sa hausse en raison des inquiétudes pesant sur les secteurs bancaire et immobilier. En effet, des rumeurs de plus en plus persistantes annoncent une possible nationalisation des géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, afin d'éviter la faillite. De plus, l'échec des négociations entre Lehman Brothers et des investisseurs asiatiques fait craindre une dépréciation massive d'actifs de la part de la banque qui la conduirait vers une implosion lente sur une période de un à deux ans si les autorités américaines n'interviennent pas. Par ailleurs, le rebond du prix du pétrole a pesé lourdement sur la devise américaine alors que les prix de l'or noir ont connu une décroissance de 35 dollars au cours du dernier mois. Face au dollar et en dépit des inquiétudes continues concernant la santé de l'économie américaine, la monnaie unique européenne a connu une hausse seulement jeudi sous l'effet d'un apaisement de l'indice PMI et d'une stabilisation de l'inflation. Dans tous les cas de figure, les cambistes ne s'attendent pas à un mouvement des taux de la part de la BCE ou de la Fed avant plusieurs mois. La banque du Japon a d'ailleurs suivi cette tendance dernièrement en laissant son taux inchangé à 0,5%. Par ailleurs, la livre sterling a connu une fin de semaine maussade après une révision à la baisse de la croissance britannique. En effet, la croissance du PIB est ressortie nulle par rapport au premier trimestre ce qui a fait plongé la livre sterling de plus de deux cents face au dollar. Les menaces de récession s'accroissent ainsi outre-manche. Les seules devises qui ont réellement tiré leur épingle du jeu sont, une nouvelle fois, les dollar néo-zélandais et australiens qui, après avoir connu une phase de baisse en raison du sursaut du dollar, ont été poussés vers de nouveaux sommets mardi grâce à la hausse du prix de l'or. |
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25 | pedro64 | 7,039 | 14th November 2005 - 8:50 Last post by: Sac |
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51 | psikhopat | 14,667 | 25th March 2006 - 21:58 Last post by: alf |
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0 | Trader-forex.fr | 1,219 | 14th May 2007 - 21:22 Last post by: Trader-forex.fr |
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0 | forexyard | 3,260 | 27th August 2007 - 11:13 Last post by: forexyard |
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16 | rayben | 5,039 | 18th November 2007 - 13:38 Last post by: rem |
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