Bilan De La Semaine - Forex Forum

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christopher@fore...
post Jun 2 2008, 7:45
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« La zone euro, havre de stabilité »

De tels propos, tenus par le gouverneur de la Banque de France, pourraient prêter à sourire alors que l’inflation vient d’atteindre pour le mois de mai un record historique, s’établissant à 3,6%, et que le moral des consommateurs de la zone euro est en berne, comme l’a prouvé le baromètre GfK. La situation de la BCE, qui a fêté ce week-end son dixième anniversaire, n’est pas confortable.

L’annonce d’une décélération de l’inflation le mois précédent et d’un bon trimestre pour l’économie allemande avait réussi à conforter la place de choix de la monnaie unique européenne sur le marché des changes. Cependant, les dernières statistiques montrent une détérioration de la situation dans la zone euro ce qui a ralenti la progression de l’euro.

Pour autant, comme l’a rappelé le gouverneur de la Banque de France, l’état de l’économie de la zone euro est nettement plus enviable que l’état de l’économie américaine. Même si durant la semaine écoulée, le dollar a repris des couleurs sur le marché des changes, il soutient que les fondamentaux de l’économie américaine sont moins bons.

En effet, il a raison. Le dollar a surtout profité de statistiques moins mauvaises que prévu, en particulier celle concernant les commandes de biens durables pour le mois d’avril. Pour autant, la situation est toujours délicate pour la Fed qui doit traiter avec un ralentissement économique doublé d’une hausse de l’inflation.

Dans de telles conditions, la plupart des analystes s’accordent sur le fait que l’institut américain va proposer prochainement une pause et anticipent désormais un éventuel relèvement des taux avant la fin de l’année afin de lutter plus efficacement contre les tensions inflationnistes. De tels propos ont d’ailleurs été confirmés par le président de la Réserve Fédérale de Dallas, Richard Fisher.

Sur le court terme, la progression de l’inflation devrait certainement bénéficier à la monnaie unique européenne et au dollar australien comme nous l’avions déjà annoncé en début de semaine. Que ce soit la BCE ou la banque centrale australienne, ces deux instituts sont plus aptes, de par leur politique centrée sur l’inflation, à lutter contre la hausse des prix.

La hausse des prix est largement imputable à la hausse du cours du pétrole. Afin d’en réduire l’impact, la France a d’ailleurs proposé à ses partenaires européens de plafonner la TVA sur les produits pétroliers. Enfin, l’enquête diligentée par la Commodity Trading Commission portant sur une éventuelle manipulation des prix du pétrole sur les marchés américains pourrait avoir un impact sur le cours de l’or noir. En effet, de tels soupçons sont légitimes quand on sait que depuis le début de l’année, le prix du baril s’est apprécié de près de 35 dollars à New York.
christopher@fore...
post Jun 8 2008, 22:31
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L'actualité de la semaine dernière sur le Forex fut essentiellement rythmée par les effets d'annonce des banques centrales européennes et américaine.

Après la Banque du Japon qui avait de nouveau opté pour le statu quo, ce fut au tour de la banque d'Angleterre et de la BCE de se prononcer sur les taux d'intérêt.


Sans surprise toutes les deux ont opté pour le statu quo bien que la situation économique actuelle du Royaume Uni aurait pu nécessiter une intervention de la banque centrale au niveau des taux. La livre sterling n'a pas souffert du statu quo mais reste toujours très faible par rapport aux principales devises sur le marché des changes.


En ce qui concerne la monnaie unique européenne, elle a profité en fin de semaine des propos très clairs de Jean Claude Trichet ce qui a permis à l'euro de dépasser le seuil de 1,57 dollar vendredi. Face à une recrudescence de l'inflation, il a en effet souligné que la BCE pourrait être amenée à augmenter légèrement son taux dès juillet afin de lutter plus efficacement contre les pressions inflationnistes. Il semblerait que cette hausse soit d'une ampleur d'un quart de point. A la surprise générale, les propos de Jean Claude Trichet ont été accueillis avec enthousiasme à Bercy, enthousiasme qui s'explique probablement par la perspective de présidence française de l'UE.

Par ailleurs, le dollar fut pénalisé cette semaine par des statistiques contradictoires qui reflètent de toute évidence la fragilité de l'économie américaine en cette phase de sortie de crise. En effet, l'économie des Etats-Unis connaît des balbutiements. Le dollar fut néanmoins soutenu en milieu de semaine par les propos étonnement limpides de Ben Bernanke lors d'une conférence à Barcelone. Ce dernier a clairement annoncé la donne en soulignant que la Réserve Fédérale n'envisageait pas de baisser le loyer de l'argent lors de sa prochaine réunion soulignant qu'un taux à 2% paraît être en accord avec la situation économique actuelle. A deux reprises, il a justifié son choix en mettant en évidence les risques inflationnistes croissants auxquels les Etats-Unis sont confrontés. Dans une telle perspective, les rumeurs concernant une légère hausse du taux d'ici à la fin de l'année aux Etats-Unis ont ressurgi et semblent désormais très probables.

christopher@fore...
post Jun 22 2008, 8:34
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Les taux d’intérêt agitent le marché des changes

Le Forex aura été la semaine dernière plutôt chahuté par les nouvelles contradictoires distillées jour après jour sur les taux d’intérêt des principales banques centrales.

En effet, le début de semaine s’était ouvert en hausse pour le dollar puisque les espoirs d’un relèvement des taux par la Fed animaient toujours le marché. Cependant, cet espoir s’est rapidement brisé, brisant en même temps l’élan du dollar sur le Forex.

C’est mardi que le dollar a connu un revirement avec la publication d’informations concordantes par le Financial Times et le Wall Street Journal. Ces deux journaux, à la réputation irréprochable, ont en effet affirmé que, contrairement aux attentes des traders, la Fed ne devrait pas relever ses taux avant plusieurs mois. Selon les deux journaux, les spéculations de relèvement des taux sont largement exagérées par le Forex et résultent d’une interprétation erronée des récents propos de Ben Bernanke.

Cette annonce a profité à de nombreuses devises sur le Forex, dont le real brésilien qui a battu un nouveau record en atteignant un niveau proche du sommet de 1999.

En revanche, les espoirs de relèvement des taux, en raison de la déferlante inflationniste, n’ont pas abandonné tous les cambistes. En effet, la Banque d’Angleterre pourrait être amené prochainement à relever ses taux. La publication des minutes de la dernière réunion de la Banque d’Angleterre, qui avait abouti au statu quo, a montré la réticence des membres à augmenter les taux alors que le marché des changes ne s’y attend pas. Ce souci de préserver la livre sterling est certes louable mais la Banque d’Angleterre ne devrait pas pouvoir faire longtemps l’économie d’un relèvement des taux comme l’a prouvé le rebond inattendu des prix de détail au Royaume Uni au mois de mai. La publication de ces chiffres a renforcé les spéculations et permis une embellie éphémère à la livre sterling jeudi.

Enfin, la BCE, qui n’a jamais fait mystère de lutter par tous les moyens contre l’inflation, devrait effectivement augmenter ses taux prochainement. Ravivant la directive Bolkenstein sur les services, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a affirmé vendredi que seule une croissance de la productivité du secteur des services dans la zone euro, permettant de limiter l’impact de la hausse du prix des matières premières, pouvait encore repousser un relèvement. Cependant, aucune hausse de la productivité n’est attendue pour l’instant.

L’accroissement du différentiel de taux entre la BCE et la Fed, qui pourrait résulter d’un relèvement en juillet par la BCE, a éveillé l’inquiétude de Royal Bank of Scotland et Morgan Stanley qui prédisent l’émergence d’une crise majeure, similaire à celle des années 90, d’ici à trois mois. Ce ton alarmiste doit surtout être interprété comme une mise en garde lancée aux banquiers centraux, les appelant à mieux coopérer dans la formulation de leur politique monétaire.
christopher@fore...
post Jul 5 2008, 20:09
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Taux d'intérêt : une décision responsable de la BCE

La Banque Centrale Européenne fut loin d'être épargnée cette semaine par le flot de critiques lancées d'Espagne, de France évidemment, et plus inattendu, d'Allemagne. Les voix se sont ajoutées aux voix, celle de Nicolas Sarkozy a rejoint celle du chef de gouvernement espagnol, celle de Madame Lagarde a rejoint celle de Monsieur Fitoussi.

Pour autant, sachant comment le marché des changes s'est comporté suite à l'annonce du relèvement des taux, qui sont passés comme prévu de 4% à 4,25%, ces critiques semblent un peu exagérées.

En effet, la volatilité qui a dominé le début de semaine a laissé augurer un scénario catastrophe qui aurait consister en une dégringolade importante du dollar sur le Forex face aux principales devises, notamment l'euro. La publication mercredi des chiffres de l'emploi outre atlantique, où le secteur privé a supprimé pas moins de 79 000 emplois le mois dernier, a laissé prévoir le pire.

Un tel climat fut évidemment profitable aux valeurs refuges dont le franc suisse. La couronne tchèque fut probablement l'une des grandes gagnantes de la semaine en alignant un nouveau record face à la monnaie unique européenne et face au dollar. La couronne tchèque s'est hissée à 23,87 face à l'euro et à 15,11 face au dollar. Par ailleurs, le dollar australien ne fut pas en reste puisqu'il a connu une nouvelle hausse face à l'euro et au dollar sous l'effet d'une croissance plus forte que prévu des ventes de détail en Australie.

Le chaos attendu suite à l'augmentation du différentiel de taux entre la Fed et la BCE ne s'est pas produit pour le moment et encore moins la crise boursière majeure prophétisée par Morgan Stanley et Royal Bank of Scotland. En effet, sous l'effet principalement d'un ton moins haussier que prévu, Jean Claude Trichet a confirmé lors de sa traditionnelle conférence de presse que la hausse opérée ne signifie pas pour l'instant le début d'un cycle haussier à la BCE. Rassurés, les investisseurs n'ont alors pas effectué de cessions inhabituelles du dollar en faveur de l'euro sur le marché des changes. Vendredi, principalement en raison de jour férié outre atlantique, la paire euro/dollar s'affichait relativement stable dans un marché très peu actif.

En décidant d'une hausse de simplement 25 points de base et en repoussant pour l'instant de nouvelles hausses, la BCE a montré qu'elle agit avec responsabilité, en prenant garde à ne pas brider la croissance, bien que l'objectif de contenir l'inflation reste sa priorité absolue.

Enfin, bien que le yen s'est affiché en bonne santé cette semaine sur le Forex, la situation économique au Japon ne cesse de se dégrader. En effet, l'indice Tankan de confiance des grandes entreprises manufacturières a connu un nouveau retrait au mois de juin, atteignant désormais le niveau de septembre 2003. La vitalité du yen s'explique essentiellement par les stratégies de carry trade qui permettent de soutenir le cours du yen sur le marché des changes.
christopher@fore...
post Jul 19 2008, 15:12
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La devise américaine a connu une semaine très agitée sur le marché des changes. Le week-end dernier fut particulièrement chargé concernant les nouvelles provenant des Etats-Unis. En effet, la banque californienne IndyMac s'est mise sous tutelle fédérale en raison des contre coups de la crise des subprimes, faisant redouter de nouvelles faillites parmi les banques régionales américaines suite à des dépréciations d'actif. Une telle nouvelle pouvait faire redouter une chute importante du dollar à l'ouverture des marchés lundi mais elle n'a pas eu lieu, ou plutôt, elle fut repoussée à la faveur de l'intervention du Trésor américain, dans la droite ligne du sauvetage de la banque d'affaire Bear Stearns sous l'égide de la Réserve Fédérale. En effet, le gouvernement américain, inquiet de la tourmente boursière autour des géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, a décidé d'intervenir par le biais d'un plan de soutien.

Cependant, l'effet de cette annonce fut de courte durée car, dès mardi, les inquiétudes ont ressurgi avec vivacité sur le marché des devises. En effet, les investisseurs se sont rapidement interrogés sur les modalités de mise en œuvre de ce plan de soutien, sur fond de craintes persistantes concernant les résultats des principales banques américaines qui étaient attendus à partir de jeudi. Dans un tel contexte de craintes pesant sur le système financier américain, la monnaie unique européenne a connu un sursaut prévisible, en dépassant son dernier sommet historique du 22 avril dernier. Cette chute du dollar ne fut pas seulement face à l'euro mais également face aux autres devises, notamment le franc suisse et le yen qui était néanmoins pénalisé par la révision à la baisse des perspectives de croissance et la révision a contrario à la hausse des prévisions d'inflation pour l'Archipel.

Néanmoins, le dollar n'a pas tardé à se redresser, certes faiblement, à partir du milieu de semaine. En effet, grâce à un apaisement du prix du baril de pétrole et à l'annonce de nouvelles moins mauvaises que prévu concernant l'économie américaine, le dollar a repris quelques couleurs terminant la semaine en hausse face au yen, à l'euro, au franc suisse et à la lire sterling. Cette dernière est d'ailleurs retombée en dessous du seuil symbolique de deux dollars.

En effet, les résultats des principales banques américaines, notamment Citigroup et JPMorgan Chase, bien qu'ayant enregistré des pertes considérables, ont été meilleurs que prévu. De plus, le secteur de l'immobilier semble connaître un renouveau pour la première depuis l'été dernier. La conjonction de telles nouvelles a ainsi fait décrocher la paire euro/dollar de ses sommets.

Cependant, l'euro devrait rester à un niveau élevé encore pour longtemps en raison de la résurgence des pressions inflationnistes en France et Outre-Rhin. Pour autant, Jean Claude Trichet n'envisage pas pour le moment de nouveau relèvement de taux, considérant que le dernier en date devrait contenir l'inflation à court terme dans la zone euro.
christopher@fore...
post Jul 26 2008, 14:26
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Pas de tendance pour l'euro/dollar sur le Forex

Au cours de la semaine passée, la paire euro/dollar aura connu des hauts et des bas, incapable de s'inscrire dans une tendance de fond, préférant plutôt jouer aux montagnes russes. En effet, la situation outre-atlantique et dans la zone euro est plus que précaire et les chiffres se sont succédés laissant planer un jour un éclaircissement de la situation, le lendemain un retour de la crise.

Par conséquent, les fluctuations de la paire euro/dollar se sont fait particulièrement ressentir sur le marché des changes. D'une part, le dollar a été en début de semaine affaibli par les tensions géopolitiques qui ont momentanément ressurgi à la faveur de l'échec des négociations de Genève avec l'Iran. D'autre part, en dépit d'un plan de soutien du secteur immobilier outre-atlantique, les craintes concernant ce secteur ont pesé en fin de semaine sur la devise américaine.

Toutefois, le dollar a aussi connu des hauts cette semaine à la faveur de la baisse continue des cours du baril de pétrole. Cette baisse a permis à Charles Plosser, membre de la Fed, de plaider en faveur d'un relèvement monétaire lors de la réunion du comité de politique monétaire début août. En effet, puisque les risques pesant sur l'inflation semblent s'éloigner, il pense que la Fed peut désormais plus aisément s'attaquer à la lutte contre l'inflation qui devrait atteindre environ 4% cette année. De tels propos ont évidemment été reçu 5/5 par les cambistes qui se sont empressés d'acheter du dollar.

Enfin, bien que la monnaie unique européenne ait connu une bonne semaine, les craintes de récession dans la zone euro ont connu un sursaut. En effet, le ralentissement de la croissance se fait de plus en plus sentir alors que la BCE n'envisage pas pour le moment d'intervenir en faveur d'une baisse des taux.

Dans un tel contexte, où aucune tendance ne semble apparaître pour la paire euro/dollar, de nombreux traders cherchent à miser sur d'autres formules, notamment le dollar australien ou encore la couronne tchèque. Le dollar australien est en effet de plus en plus plébiscité par les acteurs du marché des changes en raison de sa vitalité. Avec un taux d'intérêt de 7,25%, taux qui devrait pour le moment rester à ce niveau, le dollar australien éveille les appétits. De même, la couronne tchèque connaît une tendance similaire sur le marché des changes. La devise tchèque s'est en effet renforcé de plus de 19% depuis le début de l'année, battant record sur record face au dollar et à la monnaie unique européenne. Suite aux propos du ministre des Finances tchèque, qui souligné son impuissance à juguler cette hausse de la couronne tchèque, la devise a connu un nouveau record cette semaine. Effrayé par une accentuation de la spéculation, la banque centrale a rapidement réagi en affirmant qu'elle pourrait intervenir pour freiner cette hausse, ce qui a rassuré les milieux d'affaires locaux.
christopher@fore...
post Aug 2 2008, 20:41
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Le tableau s'assombrit pour la zone euro


Certes, la monnaie unique européenne se maintient envers et contre tout sur le marché des changes. Excepté quelques fluctuations du cours de l'euro, la devise de la zone euro se maintient plutôt bien, notamment face au dollar, vu la dégradation de la situation économique.

Au début de semaine, les acteurs du marché des changes s'attendaient globalement à une mauvaise semaine pour le dollar mais il n'en fut rien. Alors que les spéculations demeurent quant à l'économie américaine, la résistance de la devise américaine sur le marché des changes impressionne. Bien que le président de la réserve de Minneapolis ait rappelé qu'il fallait s'attendre à sentir les effets de la crise des subprimes durant quelques semestres encore, Wall Street affiche sa confiance dans la résistance de l'économie américaine.
Bien que les mauvais indicateurs se sont succédés cette semaine, notamment une poursuite de la destruction d'emplois et une croissance pour le deuxième trimestre moins bonne que prévu, la devise américaine s'est bien maintenue, contredisant les pronostics du début de semaine envisageant le dollar au-delà de 1,58.

D'une part, le dollar fut soutenu largement par l'activisme des autorités américaines qui n'ont pas lésiné cette semaine non plus. En effet, les autorités américaines ont d'abord annoncé que le Trésor allait développer prochainement les « covered bonds » afin d'augmenter et de fluidifier le marché du crédit hypothécaire. Outre cette mesure destinée à surmonter l'impact de la crise des subprimes, la BCE, la Fed et la Banque Nationale Suisse ont également annoncé une action concertée. La Réserve Fédérale devrait étendre jusqu'au 30 janvier 2009 les facilités consenties aux banques d'investissement alors que la BCE va lancer la semaine prochaine des opérations en dollars et que la Banque Nationale Suisse a décidé qu'elle allait mettre des liquidités en dollars à la disposition du marché.

D'autre part, le dollar a surtout habilement profité des mauvaises nouvelles s'accumulant pour l'euro et le dollar australien. L'économie de la zone euro connaît en effet quelques turbulences promptes à attiser la défiance des investisseurs. En effet, l'inflation a connu un rebond important, atteignant 4,1%, ce qui devrait inciter la BCE à conserver ses taux inchangés, alors que la croissance ralentit dangereusement et que des signes d'affaiblissement du marché de l'emploi apparaissent dans la première économie de l'euroland, l'Allemagne.

L'inflation ne sévit pas seulement en Europe mais touche également les pays émergents, comme l'Inde, qui fait face à une inflation record de 12% et à une baisse de la croissance à 8%. Une telle situation a récemment contraint la banque centrale indienne à relever les taux de 50 points de base, pénalisant nettement la devise indienne, la roupie.

christopher@fore...
post Aug 9 2008, 15:58
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Le dollar souffle tandis que l'euro tousse

Ce fut ce que nous pouvons appeler une semaine plutôt chargée sur le marché des changes. Ce ne fut certainement pas l'attente de la décision des différentes banques centrales, nommément la Réserve Fédérale, la Banque Centrale Européenne et la Banque d'Angleterre, mais plutôt les commentaires qui ont suivi qui ont créé des remous sur le marché des changes en cette période de départ en vacances et de festivités pour les Jeux Olympiques de Pékin.

Les acteurs du marché des changes ont eu les yeux braqués tour à tour sur Washington puis Francfort. Le statu quo était largement attendu et, en effet, il fut adopté. Cependant, ce sont les risques pesant sur la croissance de l'économie de la zone euro qui ont fait bouger les taux de changes. La semaine dernière ne fut déjà pas très rassurante de ce point de vue. Les choses semblent désormais s'empirer. En effet, même Jean Claude Trichet a été obligé de reconnaître que les risques pesant sur la croissance commencent à se matérialiser dans la zone euro. Même lui ne peut pas faire abstraction des chiffres, notamment de ceux soulignant une baisse de l'indice des directeurs d'achat et des ventes du commerce de détail dans l'euroland. Jean Claude Trichet s'est par ailleurs inquiété des effets de second tour contre lesquels il ne cesse de mettre en garde depuis janvier. Le fait que le président de la BCE se soit résolu à souligner les risques pesant sur la croissance n'a certes pas bénéficier à la monnaie unique européenne qui s'est affichée en forte baisse face au yen et au dollar mais a, au moins, permis aux traders d'envisager un léger relèvement monétaire avant la fin de l'année.

A l'inverse, la situation économique outre-atlantique semble s'améliorer ce qui permet au dollar de bien se maintenir sur le marché des changes. Comme prévu, Ben Bernanke a annoncé le statu quo au terme de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed. Le communiqué publié fut très équilibré, suggérant la recherche du consensus entre les tenants du relèvement et ceux du statu quo. Il a laissé entrevoir la persistance du statu quo jusqu'à octobre au moins. Toutefois, le fait que la Réserve Fédérale ne fasse plus référence à une diminution des risques pesant sur la croissance a laissé entrevoir pour certains cambistes un relèvement des taux avant la fin de l'année. Outre la décision de la Fed, le dollar a profité d'une baisse phénoménale du cours du baril de pétrole et du geste effectué par Merrill Lynch et Citigroup envers certains de leurs clients. La seule voix discordante fut celle d'Alan Greenspan qui, comme à son habitude, a prédit le pire en envisageant l'éventualité de nouvelles faillites dans le secteur bancaire nécessitant l'intervention de l'Etat suivant le schéma Bear Stearns.

Enfin, les monnaies exotiques poursuivent leur hausse sur le marché des changes, notamment le real brésilien, ce qui fait peser une hypothèque sérieuse sur la balance des paiements brésiliennes en raison de l'accroissement continu du déficit commercial.
christopher@fore...
post Aug 16 2008, 20:41
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Les devises chahutées sur le marché des changes

Cette semaine n'a pas seulement sourit à notre compatriote Alain Bernard en nage libre aux Jeux Olympiques de Pékin mais aussi à la devise américaine sur le marché des changes. En effet, le dollar a poursuivi sur sa lancée en enregistrant de très belles performances. Le dollar est actuellement porté sur le marché des changes par une vague d'optimisme et de confiance sans précédent des cambistes alors que, dans le même temps, la situation économique se détériore très nettement au Japon, au Royaume Uni et dans la zone euro. Certains évoquent d'ailleurs des menaces de récession, confirmées par le gouvernement japonais et la Banque d'Angleterre. A l'inverse, la France, qui accumule les contre performances économiques s'obstine à vouloir rassurer les investisseurs.

Le marché des changes est entré en fait dans une phase de correction entraînant une configuration baissière pour les principales devises face au dollar. La monnaie unique européenne évolue désormais aux alentours de 1,48 dollar, un seuil qui n'avait plus été atteint depuis de nombreux mois tandis que la livre sterling et le yen s'affichent en baisse face au dollar, battant des records. Le yen a notamment atteint son plus bas niveau depuis janvier alors que la livre sterling a sombré à sombrer à 1,8919, soit son plus bas niveau depuis le 17 octobre 2006.

La chute de la livre sterling s'explique par la conjoncture morose outre manche et une réévaluation à la hausse des perspectives d'inflation. La Banque d'Angleterre a en effet confirmé que l'inflation pourrait dépasser 5% d'ici à la fin de l'année, réduisant ainsi la probabilité d'une baisse des taux alors que la récession plane.

Le scénario est exactement identique au Japon. Le gouvernement japonais a annoncé une contraction de 0,6% de son économie au deuxième trimestre par rapport au premier, ce qui évidemment réduit considérablement la marge de manœuvre de la banque centrale pour lutter contre les pressions inflationnistes.

En fait, les inquiétudes les plus graves concernent clairement la zone euro ce qui explique le rééquilibrage, souhaitable certes, de la monnaie unique européenne sur le marché des devises. Après l'Allemagne, ce fut au tour de la France d'annoncer des mauvais chiffres, notamment un recul de la production industrielle au mois de juin. Pour la première fois depuis la création de la zone euro, l'économie a connu une contraction, notamment sous l'effet de la contraction de 0,5% de l'économie de l'Allemagne au deuxième trimestre. Les chiffres commencent à inquiéter de plus en plus les traders qui se rabattent massivement sur le dollar.

Grâce à l'activisme des autorités américaines, le dollar a retrouvé de l'entrain sur le marché des devises et a notamment bénéficié cette semaine d'une accalmie des prix du pétrole en dépit du conflit en Géorgie et d'une hausse de l'inflation, qui devrait prochainement pousser la Fed à intervenir en décidant d'opérer un relèvement monétaire.
christopher@fore...
post Aug 23 2008, 17:39
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Prudence sur le marché des changes

Les acteurs du marché des changes sont restés plutôt prudents cette semaine. Certes, la confiance dans l'économie américaine semble être de retour du côté des investisseurs en dépit des mauvaises nouvelles qui se sont accumulées. Le dollar s'est d'ailleurs affiché en hausse la majeure partie de la semaine face à la monnaie unique européenne, exception faite de jeudi. Toutefois, le dollar n'a pas résisté totalement aux mauvaises nouvelles puisque les gains que le dollar a enregistré dernièrement, notamment la semaine dernière, se sont évaporés cette semaine.

En fait, les investisseurs du marché des changes ne se sont pas encore habitués aux mauvaises nouvelles provenant de la zone euro, ce qui explique la baisse de la devise européenne, alors qu'ils gèrent depuis des mois celles provenant des Etats-Unis.

Le dollar a clôturé la séance de vendredi en hausse en dépit de l'accumulation des mauvaises nouvelles. La devise américaine fut en partie freinée dans sa hausse en raison des inquiétudes pesant sur les secteurs bancaire et immobilier. En effet, des rumeurs de plus en plus persistantes annoncent une possible nationalisation des géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, afin d'éviter la faillite. De plus, l'échec des négociations entre Lehman Brothers et des investisseurs asiatiques fait craindre une dépréciation massive d'actifs de la part de la banque qui la conduirait vers une implosion lente sur une période de un à deux ans si les autorités américaines n'interviennent pas.

Par ailleurs, le rebond du prix du pétrole a pesé lourdement sur la devise américaine alors que les prix de l'or noir ont connu une décroissance de 35 dollars au cours du dernier mois.

Face au dollar et en dépit des inquiétudes continues concernant la santé de l'économie américaine, la monnaie unique européenne a connu une hausse seulement jeudi sous l'effet d'un apaisement de l'indice PMI et d'une stabilisation de l'inflation.

Dans tous les cas de figure, les cambistes ne s'attendent pas à un mouvement des taux de la part de la BCE ou de la Fed avant plusieurs mois. La banque du Japon a d'ailleurs suivi cette tendance dernièrement en laissant son taux inchangé à 0,5%.

Par ailleurs, la livre sterling a connu une fin de semaine maussade après une révision à la baisse de la croissance britannique. En effet, la croissance du PIB est ressortie nulle par rapport au premier trimestre ce qui a fait plongé la livre sterling de plus de deux cents face au dollar. Les menaces de récession s'accroissent ainsi outre-manche.

Les seules devises qui ont réellement tiré leur épingle du jeu sont, une nouvelle fois, les dollar néo-zélandais et australiens qui, après avoir connu une phase de baisse en raison du sursaut du dollar, ont été poussés vers de nouveaux sommets mardi grâce à la hausse du prix de l'or.
christopher@fore...
post Aug 30 2008, 15:27
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Relents de Guerre Froide pour le dollar

Cette semaine fut indéniablement une moins bonne semaine pour la devise américaine puisqu'elle a enregistré une baisse presque continue face à la devise de la zone euro. En effet, en dépit d'une croissance nettement meilleure que prévu au deuxième semestre, alors que le Royaume Uni a accusé une croissance nulle pour la même période et que la zone euro devrait connaître une atonie de la croissance, la devise américaine fut nettement pénalisée sur le marché des changes par les évènements internationaux et un assombrissement des perspectives économiques américaines sur fond de craintes liées à un éventuel effondrement du secteur immobilier.
Lors du symposium annuel de la Réserve Fédérale à Jackson Hole le week-end dernier, Ben Bernanke n'a d'ailleurs pas caché ses inquiétudes sur l'avenir diagnostiquant que la situation actuelle de l'économie américaine est l'une « des plus difficiles jamais vues » en raison de la conjugaison d'un ralentissement économique à un rebond de l'inflation lié notamment à une hausse du prix des matières premières.

D'ailleurs, les matières premières ont nettement pesé cette semaine sur le cours du dollar face aux autres devises en raison de la tempête tropicale Gustav qui devrait atteindre prochainement le Golfe du Mexique, sous forme d'ouragan selon certains météorologues. Par ailleurs, bien que le Caucase ne soit pas un centre névralgique d'approvisionnement en pétrole pour les Etats-Unis, contrairement au Moyen Orient, les tensions géopolitiques entre Moscou et les alliés de la Géorgie, qui rappellent certains temps forts de la Guerre Froide, ont inquiété les cambistes.

En ce qui concerne le yen, il a profité en fin de semaine d'un rebond inattendu grâce à des annonces simultanées qui ont donné un peu de souffle à la devise japonaise. En effet, un responsable de la banque centrale nippone a laissé entendre qu'elle pourrait relever les taux afin de lutter plus efficacement contre l'inflation, dès que les chiffres de la croissance se seront stabilisés. Ce discours est relativement similaire à celui des responsables de la Fed qui, d'après la publication des minutes de la Fed, envisagent également le scénario d'une hausse des taux afin d'endiguer les pressions inflationnistes. De plus, le yen fut aidé par l'annonce d'un plan de relance, similaire à celui lancé il y a quelques mois par l'administration Bush, d'un montant de 11 milliards de yens afin de relancer la croissance.

Enfin, la livre sterling a connu une semaine plutôt difficile puisqu'elle a peiné à se relever de l'annonce d'une croissance nulle au deuxième trimestre, soit la plus mauvaise performance du Royaume Uni depuis 16 ans. Le contrecoup de cette annonce fut un plongeon mardi de la livre sterling face au dollar en dessous de la barre de 1,85 dollar, la première fois depuis deux ans.

christopher@fore...
post Sep 6 2008, 20:44
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Les devises ont souffert de la hausse du dollar

La plupart des devises du marché des changes connaissent ces dernières semaines une phase de réajustement face au dollar couplée à l'accroissement des craintes liées aux pressions inflationnistes et à la croissance dans la plupart des pays.

La plupart des devises asiatiques ont souffert de la remontée de la devise américaine sur le marché des changes, forçant parfois les banques centrales à intervenir. Les autorités monétaires de Corée du Sud ont verbalement tenté de soutenir en début de semaine le won, du moins pour un certain temps. En revanche, les banques centrales de Thaïlande, de Malaisie et d'Indonésie auraient pris les devants en intervenant directement sur le marché des changes, afin de défendre leurs devises respectives. Outre la remontée du dollar, le baht thaïlandais, la roupie indonésienne et le ringgit malaisien ont été poussés à la baisse par la dégradation de la situation politique en Thaïlande, suite à la mise en place de l'état d'urgence. Afin d'éviter une volatilité accrue du baht, les autorités monétaires de Thaïlande ont annoncé qu'elles étaient prêtes à intervenir de nouveau.
Les devises européennes n'ont pas non plus été épargnées par le réajustement du taux de change du dollar, notamment la livre sterling et l'euro. Ces deux devises se sont affichées fortement en baisse cette semaine sur le marché des changes, alors que la Banque d'Angleterre et la Banque Centrale Européenne se sont réunies jeudi. La monnaie unique européenne a notamment accumulé les plus bas face au dollar, en s'inscrivant sous le seuil de 1,44 dollar en milieu de semaine. Depuis son dernier record en date, le 15 juillet, la devise des pays membres de la zone euro a perdu plus de 10% de sa valeur.

Les propos de Jean Claude Trichet ont clairement illustré la situation dans laquelle se trouve la zone euro, confrontée à une persistance des pressions inflationnistes et à un ralentissement de la croissance économique, certains brandissant déjà le spectre de la récession.

A l'instar de l'OCDE qui a revu à la baisse les perspectives de croissance pour la zone euro, alors que celles concernant les Etats-Unis ont été revues à la hausse, Jean Claude Trichet a revu à la baisse les perspectives de croissance pour 2008 et 2009, respectivement à 1,4% et 1,2%. Cette annonce a été fraîchement accueillie par les cambistes qui ont massivement liquidé leurs positions en euros afin d'acheter des yens, valeur refuge par excellente dont le cours varie peu. En dépit d'une contraction au deuxième trimestre de l'économie de la zone euro, Jean Claude Trichet a voulu se montrer rassurant, soulignant que des signes de reprise apparaissaient. A l'inverse, il s'est de nouveau vivement inquiété des pressions inflationnistes et des effets de second tour, tranchant une énième fois en faveur d'une politique monétaire concentrée sur la lutte contre l'inflation, au grand dam de nombreux dirigeants de la zone euro qui appellent à plus de flexibilité.

Enfin, la Banque d'Angleterre a également adopté pour le statu quo alors que la livre sterling a connu un nouveau plus bas face à l'euro, s'inscrivant à 81,87 pence pour un euro. La situation au Royaume Uni, comme l'a d'ailleurs laissé entendre le ministre des finances, est très inquiétante et une récession est prévue par la plupart des analystes d'ici à la fin de l'année.

christopher@fore...
post Sep 21 2008, 10:29
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Semaine noire sur le forex pour le dollar

Ces dernières semaines, la devise américaine avait connu un renforcement considérable sur le marché des changes, notamment face à la monnaie unique européenne, sur fond de craintes grandissantes concernant une probable récession de certains pays membres de la zone euro.

Cependant, les projecteurs se sont rapidement tournés en début de semaine sur la situation financière des Etats-Unis avec l'annonce de la faillite de la banque d'affaires de Wall Street, Lehman Brothers, alors que le Trésor et la Réserve Fédérale avaient pris le dossier en main afin de trouver un repreneur.

L'annonce de la faillite de Lehman Borthers a provoqué un électrochoc parmi les investisseurs qui ont fui massivement le risque et se sont repliés sur des valeurs refuges, notamment le yen. En décidant de laisser tomber en faillite Lehman Brothers, les autorités américaines ont voulu envoyer un signal ferme aux marchés. En effet, depuis le début de la crise des subprimes, les autorités américaines n'ont pas failli, notamment lors du sauvetage de Bearn Stearns au printemps, afin de rassurer les investisseurs. Toutefois, il était nécessaire de leur faire comprendre, tout en évitant un risque systémique qui aurait pu abattre une partie du système financier américain, qu'ils devaient assumer leurs égarements.

Mission accomplie apparemment. La Réserve Fédérale et le Trésor n'ont pas eu le temps de souffler puisqu'à l'épisode Lehman Brothers, qui s'est conclu par un rachat partiel par Barclays en fin de semaine, a succédé l'épisode AIG puis les spéculations autour de l'avenir de Morgan Stanley. Le Royaume Uni n'a pas non plus été épargné par cette nouvelle vague destructrice de la crise des subprimes puisque la banque HOBS, en difficulté, a été rachetée par la Lloyds TSB, permettant de laver l'échec de l'épisode Northen Rock dont la gestion par Gordon Brown fut vivement critiquée.

Face aux inquiétudes des marchés, les bourses mondiales tombant dans le rouge et le dollar chutant de nouveau face aux principales devises, les banques centrales sont massivement intervenues, injectant des liquidités dans le système financier afin d'éviter une détérioration de la situation. Les derniers chiffres, divulgués par la presse, tablent sur plus de 400 milliards de dollars.

Afin de redonner confiance aux investisseurs et de montrer que la situation ne leur échappait pas des mains, les autorités américaines ont décidé de prendre les devants en annonçant jeudi en fin de journée l'ouverture de négociations avec le Congrès américain afin de mettre en place un organisme, sur le modèle de la Resolution Trust Corporation établie afin de mettre un terme à la crise des S&L dans les années 80. Le succès de la Resolution Trust Corporation qui est parvenue à assainir la situation est encore dans les mémoires et a rassuré les marchés, permettant une hausse des principales bourses mondiales et du dollar sur le marché des changes.

Toutefois, les gains du dollar ont été effacés à la clôture des marchés vendredi avec l'annonce de la Réserve Fédérale d'acheter des obligations de Freddie Mac et Fannie Mae. Les marchés restent toujours fortement en proie à la volatilité.
christopher@fore...
post Oct 19 2008, 8:59
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Fébrilité perceptible sur le marché des changes

Certes, les banques centrales sont intervenues pour baisser leurs taux, notamment la BCE et la Fed. Certes, le Plan Paulson fut finalement voté et son second volet, qui consiste en une recapitalisation de plus de neuf institutions financières américaines a été dévoilé en début de semaine. Certes, les gouvernements de l'Eurogroupe sont finalement parvenus à un accord pour lutter de manière coordonnée contre la crise financière, en proposant des enveloppes de 360 milliards d'euros pour la France et de 480 milliards d'euros pour l'Allemagne, première économie de la zone euro.

Pour autant, rien n'y fait. Bien sûr, les investisseurs du marché des changes ont retrouvé un certain goût pour le risque qui reste néanmoins très mesuré. Bien sûr, la monnaie unique européenne a profité en début de semaine du plan des pays membres de la zone euro. Toutefois, depuis cette annonce, la confiance s'est de nouveau érodée sur fond de craintes croissantes concernant la crise financière en Europe et la récession qui devrait toucher cette zone du monde. Pour autant, les Etats-Unis ne sont pas épargnés. Une responsable de la Réserve Fédérale a d'ailleurs reconnu cette semaine que l'Amérique devrait connaître une récession, sans en mesure l'ampleur, avec une croissance jugée nulle pour le troisième trimestre. En dépit de cette annonce, les investisseurs du marché des changes persistent et signent en continuant de faire confiance à la devise américaine qui profite largement de son statut de valeur refuge et d'une baisse continue des prix du baril de pétrole qui sont passés jeudi en dessous de 70 dollars à Londres et New-York.

A l'inverse, la monnaie unique européenne subit de plein fouet sur le marché des devises les inquiétudes concernant une récession dans la zone euro, scénario confirmé d'ailleurs pour l'Allemagne par la Chancelière Angela Merkel. L'atténuation de l'inflation dans la zone euro est pour de nombreux signe d'un ralentissement économique. A ces incertitudes s'ajoutent les soubresauts des bourses mondiales qui semblent de toute évidence considérablement influer sur le cours de la devise de la zone euro. En effet, l'euro semble suivre presque instantanément les évolutions des bourses mondiales, tout en suivant une tendance à la baisse face au dollar. La monnaie unique européenne fut marquée cette semaine par une forte volatilité de son taux de change.

Du fait de la crise financière, la devise qui tire clairement son épingle du jeu est le yen qui, du fait de son statut de valeur refuge, profite amplement des mouvements de capitaux. A rebours de cette tendance, il y a les devises émergents qui essuient de plein fouet le rapatriement des capitaux et se sont inscrites fortement en baisse cette semaine par rapport aux semaines précédentes. Dans nos articles quotidiens, nous avons notamment évoqué le sort du florin hongrois, du peso argentin, de la lire turque ou encore du rand sud africain. Toutes ces devises connaissent une forte dépréciation, notamment en ce qui concerne le florin, du fait principalement du rapatriement des capitaux vers des valeurs plus sûres, comme le yen ou encore le dollar.
christopher@fore...
post Oct 26 2008, 13:40
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Haro sur les valeurs refuges!

Nous pourrions résumer cette semaine mouvementée sur le marché des changes en quelques phrases très simples. C'est un véritable haro sur les valeurs refuges qui s'est produit cette semaine. Par valeurs refuges, nous entendons le yen évidemment mais aussi le dollar et le franc suisse. Bien sûr, la baisse accentuée des bourses mondiales, les craintes de récession au Royaume-Uni et dans la zone euro expliquent largement les mouvements de fortes amplitudes observés sur le marché des changes ces dernières semaines, et notamment la baisse de la livre sterling et de l'euro. Cependant, la volatilité actuelle des taux de change implique une mécanique un peu plus compliquée.

En fait, la baisse de l'euro face au dollar et au yen s'explique par le débouclement de positions de carry trade sur le yen mais également sur le dollar. Le yen a été abondamment utilisé par les hedge funds pour des opérations spéculatives du fait des faibles taux d'intérêt pratiqués par la banque centrale japonaise. Les hedge funds ont ensuite utilisé les yens empruntés pour acheter, entre autres, des devises des pays émergents, comme la lire turque ou le rand sud africain, ou des pays océaniques, comme le dollar australien ou le dollar néo-zélandais. Il faut également ajouter le fait que les ménages japonais se sont pris de passion depuis quelques années pour le trading en ligne sur les devises, à l'instar de plus en plus de français. Enfin, en parallèle, un phénomène de carry trade s'est développé sur le dollar qui est abondamment utilisé comme monnaie de financement par les grandes banques internationales. Une grande partie notamment des devises des pays émergents a été placée en dollar dans les filiales londoniennes des grandes banques européennes qui ont ensuite massivement investi sur l'immobilier outre atlantique, avec les conséquences que nous connaissons tous. Depuis la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre dernier, le système a plus ou moins explosé, provoquant un assèchement du marché qui s'est répandu comme boule de neige à l'Europe. Depuis, les gouvernements sont massivement intervenus pour restaurer la confiance, en lançant notamment des plans de sauvetage du secteur bancaire ou en allant secourir des banques menacées de faillite.

La conséquence directe du manque de confiance sur les marchés fut un rapatriement des fonds notamment vers les Etats-Unis, ce qui a pénalisé les devises émergentes, et un repli vers les valeurs refuges, comme le yen. D'après la plupart des cambistes, la baisse constatée de l'euro devrait se poursuivre. Certains analystes s'attendent même à ce que la monnaie unique européenne atteigne d'ici à quelques semaines le seuil de 1,25 dollar alors que ce niveau n'était pas attendu avant la fin de l'année du fait d'un retournement de situation. Enfin, du côté du yen, la tendance devrait commencer à s'apaiser prochainement. Il est en effet prévu que le gouvernement japonais intervienne bientôt sur le marché des changes afin de contenir la hausse du yen face au dollar qui pénalise les entreprises exportatrices japonaises.
christopher@fore...
post Nov 2 2008, 12:04
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Politique de baisse des taux

En dépit d'un léger revirement qui a pu favoriser au milieu de la semaine très éphémèrement la monnaie unique européenne et la livre sterling, les grandes tendances qui se dessinent depuis quelques semaines sur le marché des changes continuent de se préciser.

La politique suivie par la plupart des banques centrales ces derniers temps, que ce soit la banque centrale de Norvège, la Réserve Fédérale ou encore la banque centrale du Japon, est une tendance à un assouplissement des taux afin de redonner un peu de souffle à la croissance en cette période de récession. Même la Banque Centrale Européenne, dont l'orthodoxie en matière de politique monétaire est souvent critiquée en France, envisage, d'après les dires de Jean Claude Trichet, la possibilité de baisser ces taux dès la semaine prochaine. Cette hypothèse semble confirmer au demeurant par le ralentissement constaté de l'inflation, laissant ouverte la voie à une baisse des taux.

Une telle politique de détente monétaire de la part des banques centrales a eu pour effet de rassurer momentanément les cambistes. Cependant, l'effet fut de courte durée puisque la plupart des investisseurs du marché des changes considère à juste titre qu'une politique de baisse des taux ne sera pas suffisante sur le long terme pour assurer un retour de la croissance.

Par conséquent, les acteurs du marché des changes opèrent une « fuite vers la qualité » ce qui, dans le jargon des analystes, signifie que les investisseurs se replient sur les valeurs jugées sûres du marché des changes. Il s'agit en l'occurrence du dollar qui, en dépit d'une révision à la baisse du PIB, profite toujours de son statut de valeur refuge, et des devises à faible taux d'intérêt, nommément le franc suisse et le yen. En dépit d'une baisse des taux par la Banque du Japon, le yen n'a pas été sanctionné par les cambistes qui favorisent toujours autant cette devise sur les autres.

A priori, la même tendance devrait se poursuivre dans les semaines à venir, sauf évènement particulier. La première réunion concernant la refonte du système financier mondial, prévu quelques jours après les résultats de l'élection américaine, devrait toutefois attirer l'attention de nombreux traders, certains craignant l'impact d'un « nouveau Bretton Woods ».

Enfin, pour finir, la situation de l'Islande, qui aurait dû bénéficier d'un prêt de 4 milliards d'euros de la part de la Russie ne s'améliore pas. Après l'aide octroyée par le FMI, la banque centrale islandaise, qui a relevé ses taux afin de sauver autant que faire se peut la couronne islandaise, a demandé l'aide de la BCE et de la Fed, sans qu'une réponse n'ait été donnée à ce jour.
christopher@fore...
post Nov 9 2008, 18:41
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Sans réelle surprise, ce fut Barack Obama qui a remporté l'élection présidentielle américaine. Maintenant, la tâche qui s'annonce pour le nouveau président américain devrait s'avérer difficile. En effet, bien que le dollar résiste bien sur le marché des changes du fait de son statut de valeur refuge, l'économie américaine essuie de plein fouet un ralentissement économique qui se traduit notamment par un accroissement du chômage. Vendredi, les chiffres du chômage sont tombés outre atlantique faisant chuter le dollar face à la monnaie unique européenne. Le chômage a fait un bond à 6,5% de la population active, soit son plus haut niveau depuis près de 14 ans, avec plus de 200 000 suppressions d'emplois pour le mois d'octobre. Barack Obama devrait prochainement dévoiler son plan d'action en matière d'économie ainsi qu'attribuer les postes clefs de sa future administration. Pour remplacer l'actuel secrétaire au Trésor Henry Paulson, des noms d'anciens de l'administration Clinton, notamment Lawrence Summers, circulent.

Pendant que les projecteurs étaient braqués sur le triomphe d'Obama, le marché des changes a connu de nombreux bouleversements. En effet, la redistribution de la carte monétaire, entamée avec le début de la crise financière, se poursuit comme l'a mis en lumière la forte chute de l'Aussie en milieu de semaine après que la banque de réserve australienne ait décidé d'abaisser son taux directeur de trois quart de points, à 5,25%. Il y a à peine deux mois, son taux était encore à 7%. Outre la banque de réserve australienne, la Banque d'Angleterre et la Banque Centrale Européenne ont aussi décidé une baisse des taux afin de lutter contre la récession, confirmée notamment par le FMI pour 2009, avec une contraction de l'activité de 0,3% pour les pays développés.

La Banque d'Angleterre a décidé une baisse d'un point et demi de pourcentage, ce qui a conduit à une forte et brusque chute de la livre sterling, avant que cette dernière ne se ressaisisse, et la BCE a décidé, contrairement à son habitude, de baisser ses taux d'un demi-point. En règle générale, la BCE opte plutôt pour des baisses de taux d'un quart de point, ce qui prouve que la situation dans la zone euro est plus grave que prévue. Jean Claude Trichet ne l'a d'ailleurs pas dissimulé en affirmant que la BCE n'exclue pas pour le moment une nouvelle baisse des taux en décembre afin de lutter contre le ralentissement économique.

Dans ce contexte, les valeurs refuges tirent toujours avantage de la dépréciation des autres devises. Face au yen, le dollar australien, qui était encore il y a peu le chouchou des investisseurs du marché des changes, a perdu plus de 45% de sa valeur depuis le mois de juillet.
christopher@fore...
post Nov 15 2008, 19:57
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La semaine qui vient de s'écouler sur le marché des devises a confirmé les tendances qui se profilent depuis plusieurs semaines au niveau des principales monnaies. Comme nous l'avions estimé il y a quelques semaines, la hausse du dollar face à la monnaie unique européenne a commencé à s'atténuer, confirmant un raffermissement de la devise américaine sur le forex. Exception faite d'une chute en dessous de 95 yens en milieu de semaine, le dollar n'a quasiment pas été affecté par les déboires du secteur automobile américain et le revirement du plan Paulson. Le dollar profite toujours de son statut de valeur refuge face aux autres devises ce qui explique en partie son maintien. En dépit d'un appel à un nouveau Bretton Woods, il est peu probable que le président Nicolas Sarkozy parvienne à imposer un système monétaire international basé sur une pluralité de devises. En l'occurrence, il s'agit d'entendre dans ces propos une proposition à élever la monnaie unique européenne, au côté du dollar, comme devise privilégié des échanges. En effet, bien que l'euro talonne depuis plusieurs années le dollar dans les échanges internationaux, la devise de la zone euro souffre de nombreux handicaps, dont l'absence de gouvernement européen. De plus, la résistance du dollar en cette période de récession mondiale, ne devrait pas inciter beaucoup de partenaires à suivre la proposition de Nicolas Sarkozy ce week-end lors du sommet du G20, qui devrait éclipser le Congrès de Reims du Parti Socialiste.

En fait, contrairement au dollar, l'euro a beaucoup souffert en fin de semaine de la confirmation d'une récession en zone euro ce qui a fait perdre à la monnaie unique européenne tous les gains accumulés depuis lundi. En effet, Bruxelles a annoncé vendredi une baisse du PIB de l'euroland de 0,2% au troisième trimestre par rapport au deuxième. La plupart des pays de la zone sont touchés de plein fouet par la récession, notamment l'Allemagne et l'Italie. Pour l'instant, la France évite de justesse la récession technique avec une croissance anémique de 0,14% au troisième trimestre.

Même la Chine n'est pas épargnée et a dû en début de semaine annoncer un plan de relance budgétaire d'un montant de 4000 milliards de yuans sur deux ans afin de faire face à la baisse des exportations qui pénalise la croissance chinoise. A ce plan devrait s'ajouter prochainement un nouvel assouplissement monétaire d'après de nombreuses rumeurs qui circulent sur les marchés, la dernière baisse des taux datant du 29 octobre. Ce plan de relance devrait en tout cas profiter aux devises dont le taux de change est intrinsèquement lié aux matières premières, comme le dollar australien et le dollar néo-zélandais, dont les cours sont depuis quelques semaines au plus bas.

Enfin, la livre sterling, qui a connu des plus bas historiques cette semaine sur le marché des changes face à l'euro et au dollar, semble loin de se relever, évoluant à la clôture des marchés vendredi toujours à des niveaux jamais égalés. En fait, les implications du plan de relance du gouvernement Brown sur la livre sterling a affolé de nombreux investisseurs ce qui explique la baisse actuelle de la devise britannique.
christopher@fore...
post Nov 22 2008, 21:14
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Raffermissement des valeurs refuge sur le Forex

La semaine a commencé un peu en trompe l'œil sur le marché des changes. En effet, le sommet du G20, qui a eu au moins le mérite d'intégrer les pays émergents à cette réunion internationale, n'a abouti évidemment à aucune décision. L'absence du nouveau président américain, Barack Obama, a certainement contribué à ce mini échec mais pas seulement.

Le fait est que ce sommet, tout comme le sommet du G4 il y a déjà quelques semaines, n'a pas eu d'impact sur le marché des changes. En fait, depuis quelques semaines, les grandes tendances observées par les analystes semblent se confirmer. En effet, il s'agit tout d'abord d'une forte aversion pour le risque des cambistes ce qui les poussent à se replier sur les valeurs refuges, faisant du yen et du dollar les nouvelles stars du marché des changes. En effet, en dépit d'une détérioration de la situation économie au Japon et aux Etats-Unis, ces deux pays étant entrés en récession, le dollar et le yen connaissent un raffermissement spectaculaire face aux autres devises. Bien sûr, l'accumulation de mauvaises nouvelles outre atlantique, notamment les chiffres du chômage vendredi qui ont montré une forte détérioration du marché de l'emploi, peuvent peser sur le dollar et favoriser la monnaie unique européenne de manière sporadique. Toutefois, la tendance de fond est à un raffermissement du dollar qui, semble-t-il, met un terme à un cycle baissier de plus de six ans de la devise américaine. Il est d'ailleurs probable qu'une faillite éventuelle d'un des trois grands constructeurs automobiles puisse encore plus avantager le dollar. En effet, en dépit des appels de General Motors, Ford et Chrysler, le Congrès semble réticent à voter un plan de soutien ce qui pourrait entraîner la faillite d'une des sociétés, accentuant fortement l'aversion pour le risque sur le marché des changes.

A l'inverse du dollar, la monnaie unique européenne s'enfonce dans la déprime. En effet, d'après un panel de soixante experts de l'agence Reuters, un rebond de l'euro n'est pas envisagé sur le moyen terme. Outre la récession dans l'euroland, l'euro doit faire face à un creusement de son déficit commercial qui devrait peser à terme sur son taux de change. Par ailleurs, les tensions inflationnistes persistantes en Allemagne font craindre à certains traders que la Banque Centrale Européenne utilise cette excuse pour repousser une éventuelle baisse des taux lors de sa réunion du 4 décembre.

Enfin, le franc suisse, qui avait un temps retrouvé des couleurs à la faveur du débouclage des positions de carry trade, s'enfonce de nouveau face aux autres devises. La baisse inattendue des taux par la BNS cette semaine a en effet fait plonger le franc suisse face au yen et au dollar, soulignant à quel point l'environnement économique helvétique s'est détérioré. Bien que la Suisse connaisse encore un excédent commercial confortable, contrairement à de nombreux pays de l'euroland, ses performances extérieures s'effondrent avec un premier reflux des exportations depuis six mois, ce qui a incité la banque centrale à opter pour un traitement de choc.
christopher@fore...
post Nov 30 2008, 10:46
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Avec le retour de la confiance sur les marchés financiers, notamment à la Bourse, il fallait s'attendre à ce que les investisseurs décident de diversifier de nouveau leur portefeuille, ce qui a évidemment eu un impact sur le cours du dollar.

Ainsi, depuis le début de la semaine, le dollar fut sous pression face à la monnaie unique européenne. Outre le retour du goût pour le risque qui a avantagé le dollar néo-zélandais ou encore l'euro, le dollar a surtout été pénalisé par les inquiétudes relatives à la capacité de l'économie américaine à faire face à la crise. Certes, le gouvernement fédéral, comme il l'a une nouvelle fois montré avec le sauvetage de la banque Citigroup, est disposé à mettre la main au portefeuille pour éviter un risque systémique. Toutefois, le problème vient des capacités budgétaires des Etats-Unis. En effet, l'ardoise de la Fed commence à s'allonger dangereusement ce qui explique que les inquiétudes des cambistes commencent à croître. Ainsi, contrairement au plan Paulson, le plan présenté cette semaine par Ben Bernanke afin d'aider le marché de l'immobilier et les ménages américains fut accueilli avec circonspection par le marché des changes.

Pour autant, il aura suffit d'une conférence de presse et de quelques indicateurs pour que le soufflé qui avait permis tout au long de la semaine à l'euro de s'afficher en hausse ne retombe. En effet, le ralentissement de l'inflation dans l'euroland en novembre a fait écho en fin de semaine aux propos de Jean Claude Trichet annonçant explicitement une baisse des taux de la BCE lors de sa réunion du 4 décembre. D'après les analystes, cet assouplissement monétaire devrait être a priori compris entre 0,75 et 1 point de pourcentage.

A l'inverse, le dollar, bien que sous pression, résiste avec brio. En effet, en dépit de l'accumulation d'un série statistique noire cette semaine, concernant aussi bien la révision à la hausse de la contraction du PIB au troisième trimestre que le repli des dépenses des ménages et la chute des ventes de logements neufs, le dollar se maintient bien. Bien que la confiance semble être de retour sur les marchés, les cambistes ayant intégré le scénario d'une récession d'une ampleur inédite dans les pays industrialisés, la baisse des prix du pétrole et le rapatriement des fonds vers les Etats-Unis continuent de jouer en faveur de la devise américaine.

L'autre facteur qui joue en faveur de la devise américaine est la capacité, pour le moment, des autorités américaines à convaincre les marchés de leur aptitude à surmonter la crise. Certes, des interrogations commencent à survenir au niveau du financement de tous les plans annoncés mais, contrairement à l'UE, les Etats-Unis peuvent encore mobiliser cet argent. En effet, le plan de 200 milliards d'euros annoncés par la Commission Européenne fait pâle figure, sachant en plus que l'Allemagne s'y oppose et que l'hypothèse d'une baisse de la TVA, si elle n'est pas coordonnée, pourrait ne pas porter les fruits escomptés. En effet, en cas de balance commerciale déséquilibrée, un pays mettant en œuvre une baisse de la TVA risque de favoriser la consommation de produits importés.

Ainsi, au final, c'est la question de la crédibilité qui se pose encore pour la monnaie unique européenne et qui explique son incapacité à devancer le dollar en tant qu'étalon monétaire.
christopher@fore...
post Dec 6 2008, 18:59
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Bal de baisse des taux entre les banques centrales

Ce fut à celle qui fera la plus forte baisse. La gagnante est la Riksbank, la banque centrale suédoise, qui a procédé à la plus forte baisse des taux consentie par un institut d'émission occidental au cours de la crise actuelle. En effet, elle a réduit son principal taux directeur, le Repo, de 175 points de base, l'établissant ainsi à 2%. Bien que les responsables de la Riksbank ont laissé entendre que ce taux devrait rester inchangé au cours de l'année prochaine, de nombreux économistes, dont Alexis Garatti de Natixis, prédisent un Repo à 1% fin 2009.

Cette semaine, la plupart des banques centrales occidentales ont mis les mains à la pâte pour sortir leurs économies respectives de la crise. Il n'est pas sûr que les baisses de taux soient suffisantes à elles seules à permettre une sortie de crise mais elles sont néanmoins inévitable.

La banque centrale australienne a ouvert le bal mardi suivit jeudi par la Banque d'Angleterre et la Banque Centrale Européenne. Les cambistes étaient dans l'attente des décisions prises à Francfort et à Londres. L'anxiété était d'ailleurs palpable en début de semaine sur le marché des changes. Les traders n'ont pas été déçus puisque leurs prévisions se sont révélées parfaitement exactes. En effet, la BCE a consenti à une baisse de 0,75 point de pourcentage de son principal taux directeur, soit la plus forte baisse de l'institut depuis sa création en 1999. De l'autre côté de la Manche, la Banque d'Angleterre a continué sa politique monétaire agressive en baissant son taux d'1%.

Toutefois, la déception s'est lue rapidement sur les visages. En effet, les investisseurs attendaient une baisse plus agressive encore de la part de la Banque d'Angleterre, baisse qui aurait pu éventuellement profiter à la livre sterling. Même avec des taux au plus bas depuis 1951, la livre sterling ne parvient pas à remonter, enregistrant un recul de près de 35% sur un an face au yen. Son rendement est tombé à son plus bas niveau depuis 1939, faisant de la livre sterling la devise la plus sinistrée par la crise financière.

Du côté de l'euro, certes l'audace de Jean Claude Trichet fut saluée par les responsables de la zone euro mais les marchés ont réagi plutôt froidement suite aux commentaires du gouverneur de la BCE. En effet, en soulignant les risques de contraction du PIB dans l'euroland en 2009, Jean Claude Trichet a apeuré les investisseurs ce qui a fait le bonheur du dollar.

En dépit d'une détérioration poursuivie du marché de l'emploi et d'inquiétudes grandissantes concernant la manière de mettre un terme à l'épisode rocambolesque autour des « Big Three » de Détroit, le dollar profite toujours amplement de son statut de valeur refuge qui ne semble pas se démentir pour l'instant.
christopher@fore...
post Dec 13 2008, 13:40
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Sale temps pour les devises du Forex
Alors que les bourses mondiales jouent encore au yoyo, le marché des changes est plutôt épargné comme nous l'avions rappelé dans un article rédigé il y a quelques semaines en collaboration avec Chloé Magnier, directrice de la stratégie à Saxo Banque, et Peter Rosenstreich, Chief Market Analyst chez ACM.

Pour autant, cela n'implique pas que la volatilité ne se fasse pas ressentir sur certaines devises récemment. En effet, nombreuses sont les devises qui essuient de plein fouet les conséquences de la crise économique. Outre les devises émergentes, comme le rouble, des devises bien établies, comme la livre sterling, connaissent des moments difficiles.

Le panorama du marché des changes est complètement bousculé depuis fin septembre. La livre sterling est certainement la devise qui devrait sortir la plus sinistrée de la crise. Un seul exemple : alors qu'il y a un peu plus d'un an la livre sterling était clairement surévaluée, dépassant même le seuil de 2,10 dollars, la livre sterling a cédé le quart de sa valeur face au dollar depuis janvier, soit sa plus forte baisse depuis 1992, année au cours de laquelle la livre sterling fut boutée hors du SME. Face à la monnaie unique européenne, la devise britannique s'affiche en totale perdition, pulvérisant cette semaine son troisième record consécutif de faiblesse. Certains commencent même à s'inquiéter de l'impact du déclin de la devise de Sa Majesté sur le statut de Londres comme principale place boursière et financière mondiale.

Outre l'aversion constatée vis-à-vis de la livre sterling, les cambistes semblent également opérer un repositionnement progressif face à la devise américaine. Depuis le déclenchement de la crise, le dollar affiche une confortable santé face aux autres devises, notamment l'euro. Pour autant, plus la crise se prolonge dans le temps, plus les cambistes commencent à s'interroger sur la viabilité de la devise américaine. Certes, les autorités américaines ont la capacité de mobiliser des milliards de dollars pour surmonter la crise mais ces milliards ont un impact sur le cours du dollar. En effet, l'accroissement du déficit budgétaire américain, qui devrait s'accentuer en 2009, n'a rien pour rassurer les investisseurs. A terme, il est probable que cette donnée vienne éroder le statut de valeur refuge du dollar. Comme l'a montré l'échec inquiétant du Sénat américain à trouver un accord au sujet du plan d'aide des « Big Three » de Détroit, le dollar n'est pas toujours épargné par les mauvaises nouvelles provenant des Etats-Unis. En réaction à cet échec cuisant, le dollar a dégringolé face au yen, enfonçant le seuil de 90 yens sur le marché des changes.

Une telle situation n'est évidemment pas au goût du gouvernement japonais qui doit faire face à une récession profonde et tente de préserver des débouchés pour les exportations. Afin d'y parvenir, les analystes n'excluent pas une prochaine intervention de Tokyo.

Enfin, le bal des baisses de taux s'est poursuivi cette semaine avec les décisions des banques centrales de Corée du Sud, de Suisse ou du Canada d'opérer un assouplissement monétaire. La baisse des taux effectuée par Ottawa a eu notamment pour effet de mettre au tapis le dollar canadien qui peine à se relever du fait de la récession au Canada et de la chute du cours des matières premières. Enfin, la banque centrale de Russie s'évertue tant bien que mal à freiner la chute du rouble qui est attaqué de toutes parts. Dans cette perspective, la banque centrale a élargi pour la cinquième fois en un mois jeudi dernier la marge de fluctuation du rouble. Toutefois, une telle stratégie ne devrait pas être tenable sur le long terme, les réserves de change de la banque centrale russe fondant comme neige au soleil.
christopher@fore...
post Dec 21 2008, 10:56
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L'hypothèse des taux zéro agite les cambistes

Cette dernière semaine avant les vacances de Noël, qui devraient de toute évidence se caractériser par une diminution des liquidités sur le marché des changes et un accroissement consécutif de la volatilité, a réservé quelques surprises de taille pour les traders.
D'abord, faisons un point sur la paire EUR/USD. Après avoir atteint des sommets, à plus de 1,60 dollar durant le printemps, l'euro a commencé une chute face au dollar qui s'est accéléré avec l'entrée en récession de la zone euro et l'accumulation des difficultés économiques pour la plupart des pays industrialisés. L'euro en a beaucoup plus essuyé les conséquences que le dollar qui profite en période d'incertitude de son statut de valeur refuge. Pourtant, cette semaine, à la faveur d'une baisse radicale des taux par la Réserve Fédérale, qui a décidé de faire évoluer les taux dans une marge comprise entre 0 et 0,25%, l'euro a retrouvé un plus haut face au dollar, à plus d'1,40 dollar. Toutefois, ce sursaut de la monnaie unique européenne fut de courte durée puisque les fondamentaux de l'économie de l'euroland se sont de nouveau manifestés. Evidemment, les indicateurs n'étaient pas bons avec, par exemple, un recul de 12,2% des commandes à l'industrie en Italie en octobre.

S'il l'euro ne parvient pas à tirer son épingle du jeu face à la devise américaine, au moins, il le fait face à la livre sterling puisque le scénario d'une future parité entre les deux devises est de plus en plus évoqué par les traders et pourrait se réaliser dès l'année prochaine. En effet, la livre sterling ne cesse de chuter sur le marché des changes, reflétant la détérioration et les craintes profondes pesant sur l'économie britannique. Afin de lutter contre la crise, l'hypothèse de taux zéro fut également évoquée par certains membres de la Banque d'Angleterre, alors que pour la première fois de son historique, les taux britanniques sont inférieurs aux taux de la BCE.

Le yen se rapproche également d'un rendement à 0% suite à la décision de la banque centrale japonaise de baisser son principal taux directeur à 0,10%. Cette décision avait pour but d'enrayer l'appréciation de la devise nippone sur le marché des changes sachant que le yen a récemment atteint un plus haut depuis treize ans face au dollar. L'effet de la baisse des taux fut de courte durée puisque l'appréciation du yen a repris de plus belle sur le marché des changes, pénalisant les exportations chinoises.


christopher@fore...
post Jan 11 2009, 9:46
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L'euro dominé par le dollar sur le Forex

Il semblerait que la tendance se soit belle et bien renversée au profit du dollar en ce début d'année. Alors que l'euro avait accumulé les gains durant le mois de décembre, ces gains sont rapidement partis en fumée avec la nouvelle année.

Certes, l'euro est loin d'être au point de la livre sterling mais la santé économique de la zone euro ne fait plus vraiment illusion sur le marché des changes. Les cambistes l'ont parfaitement compris. D'ailleurs, le seul vrai rebond de la semaine de l'euro fut plutôt mécanique, en raison de la publication des minutes de la Réserve Fédérale qui, comme il fallait l'attendre, étaient plutôt prudentes, certains diront même pessimistes. La publication jeudi d'une contraction de 0,2% de la croissance de l'euroland au troisième trimestre a rappelé à tous les cambistes l'état réel de la zone euro. Certes, l'euro accumule encore des gains face à certaines devises, notamment la livre sterling et les devises d'Europe Centrale et Orientale qui sont très liées aux investissements venus de l'Ouest du continent et au cours de la monnaie unique européenne mais les acteurs du marché des changes ont, semble-t-il, compris que l'euro n'est pas la solution en cette période de crise. D'ailleurs, si l'euro ne veut pas être sanctionné, la BCE ne pourra pas être très longtemps encore en porte à faux avec la réalité économique. En effet, le discours de la Banque Centrale Européenne est, pour l'instant, qu'il n'y aurait pas de nouvelle baisse des taux en janvier. Du moins, c'est ce qu'avait soutenu Jean Claude Trichet avant les fêtes. Depuis, des voix discordantes se sont fait entendre, notamment celle du vice-président de la BCE qui a été nettement moins catégorique. Alors que la réunion du comité de politique monétaire est attendu jeudi prochain, nombreux sont les cambistes à parier sur une nouvelle baisse des taux de la BCE, d'une ampleur d'un demi-point.

Cette baisse ferait alors écho à celle décidée cette semaine par la Banque d'Angleterre qui se trouve dans une situation un peu délicate alors que le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, menace ouvertement son indépendance acquise de haute lutte en 1997. N'ayant toujours pas atteint la parité avec la monnaie unique, la livre sterling vivote sur le marché des changes. Le début d'année lui fut plutôt favorable puis, à la veille de la réunion de la banque centrale, les cambistes se sont un peu crispés. Pourtant, ils n'auraient pas dû puisque la baisse d'un demi-point de pourcentage fut accueillie positivement, ne faisant pas plonger la livre sterling face aux autres devises, car les cambistes s'attendaient à un assouplissement monétaire d'une ampleur plus grande.

Enfin, le dollar semble profiter de l'optimisme lié à la prochaine prise de fonction du président Obama. Après le plan de relance qui est en négociation au Congrès, les acteurs du marché des devises ont accueilli favorablement la ristourne fiscale annoncée par le président américain qui se concentre pour le moment sur l'économie, laissant le Moyen Orient se débattre seul. Même l'annonce des chiffres du chômage, évidemment mauvais, n'ont pas atteint le dollar qui semble profiter de ce début d'année pour renforcer sa position sur le marché des devises.
christopher@fore...
post Jan 18 2009, 11:17
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L'euro ne réussit pas à convaincre les traders

En dépit du rebond, de toute évidence momentané, de la monnaie unique européenne sur le marché des changes, sous l'effet des propos de Jean Claude Trichet, les acteurs du marché des changes ne semblent clairement pas convaincus par la capacité de l'euro à s'imposer de nouveau face au dollar, comme ce fut le cas au printemps dernier.
Certes, la Banque Centrale Européenne n'est pas disposée, pour le moment, à envisager le scénario de taux zéro, ce qui est légitime puisque l'institut d'émission dispose encore de nombreuses cartouches en matière d'assouplissement monétaire, même avec un taux directeur qui s'affiche désormais à 2%.

Toutefois, vu la situation économique actuelle de la zone euro, la BCE ne pourra clairement pas faire l'économie d'une nouvelle baisse des taux dans les mois qui viennent. D'ailleurs, Jean Claude Trichet en a parfaitement conscience et l'a rappelé jeudi dernier en soulignant que le Conseil des Gouverneurs pourrait être conduit à décider une nouvelle baisse du foyer de l'argent dans la zone euro au mois de mars.

Le problème actuel de la monnaie unique européenne est que les perspectives économiques pour la zone euro sont de plus en plus sombres. Certes, outre atlantique, le scénario est presque similaire voire pire, étant donné que certains économistes redoutent une période de déflation, bien que Ben Bernanke ait rejeté cette hypothèse lors d'un colloque à la London School of Economics. Cependant, contrairement à l'euroland, le dollar profite toujours de son statut de monnaie de référence dans les échanges internationaux et, même si son statut de valeur refuge joue un peu désormais, en l'absence de substitut viable, les cambistes sont bien contraints de toujours faire confiance au dollar. Ce n'est évidemment pas l'euro qui, bien qu'il vienne de fêter ses dix ans, pourrait s'imposer comme substitut au dollar. Les investisseurs du marché des changes semblent l'avoir déjà bien compris.

Avec une économie en pleine récession, comme l'a d'ailleurs souligné le récent rapport de l'OCDE, qui a notamment mis en exergue que « le pire reste à venir » pour les pays membres de la zone euro, la monnaie unique européenne peine à sortir la tête au dessus de l'eau sur le marché des changes. Le redressement constaté en fin de semaine ne devrait de toute évidence pas s'inscrire dans une tendance de fond et les traders parient largement sur une nouvelle chute de l'euro face au dollar.

Au final, dans ce contexte, c'est seulement le yen qui tire son épingle du jeu, profitant toujours du débouclage des positions de carry trade et également d'une aversion pour le risque qui n'a jamais vraiment abandonné le marché des devises ces derniers mois. Cependant, l'appréciation du yen face au dollar et à l'euro est vue d'un très mauvais œil par les autorités japonaises qui ne devraient pas tarder à intervenir pour freiner cette ascension incontrôlée et totalement déconnectée des réalités économiques de la devise nippone. Par conséquent, pour les traders qui investissent sur le yen, restez prudent et sur le qui vive.


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