Bilan De La Semaine - Forex Forum

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> Bilan De La Semaine
christopher@fore...
post Jan 25 2009, 9:37
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Le marché des changes grouille de rumeurs

Certes, ce n'est pas réellement un fait anodin. Parfois, les rumeurs font même la loi sur le marché des changes, conduisant à des comportements irrationnels car, rétrospectivement, elles s'avèrent infondées. Cependant, cette semaine a été exemplaire en la matière.


En effet, il suffisait de sillonner les forums ou les sites d'information pour s'en rendre compte. Les cambistes attendaient avec impatience les annonces économiques de la nouvelle administration, qui pourraient éventuellement restaurer la confiance sur les marchés, mais en échange, ils ont simplement eu droit à une violente réprimande de la part du nouveau secrétaire au Trésor contre la politique monétaire de la Chine. Se faisant le porte parole d'Obama, il a appelé à user toutes les voix diplomatiques possibles pour faire pression sur la Chine qui manipulerait le taux de change du yuan. Cependant, ce n'est pas une nouveauté puisque ce grief est récurrent depuis des années et les investisseurs se demandent bien quels sont les moyens, jusque là non utilisés, qui pourraient faire plier Pékin.

Si Pékin n'a pas sourcillé et ne compte pas plier, la banque centrale de Russie devrait le faire sous le coup des critiques des investisseurs qui récusent avec acrimonie sa politique monétaire qui consiste à accompagner une dévaluation graduelle du rouble, dévaluation qui s'est accélérée depuis le début du mois de janvier. En effet, une telle politique a un coût et n'est pas vue d'un bon œil par les investisseurs du marché des changes qui sanctionnent en retour de la devise russe. Handicapée par la chute du cours des matières premières et l'impact de la crise financière, le rouble est un peu léthargique sur le marché des devises et devraient poursuivre sa chute, avec ou sans l'aide de la banque centrale, avant de se stabiliser et s'apprécier de nouveau dans deux à trois ans d'après les autorités russes.

Cependant, la vraie rumeur de la semaine, qui circule en fait depuis début décembre mais qui semble se préciser, a trait au yen. Devenue en l'espace de quelques mois la nouvelle valeur phare du marché des changes en raison de l'aversion pour le risque, le yen n'a cessé de progresser face aux principales devises, atteignant un niveau qui n'est pas soutenable pour les autorités japonaises. En effet, à l'heure actuelle, le yen est à son plus haut niveau depuis 7 ans face à l'euro et depuis 14 ans face au dollar. La banque centrale redoute de vivre l'épisode de 1995 quand le yen a atteint son plus haut niveau jamais vu face à la devise américaine. D'avance, la banque centrale ne laissera pas un tel écart se produire. Dès le mois de décembre, le ministre des finances l'avait laissé entendre. Cette semaine, ce fut la banque centrale qui a pris le relais en annonçant que :

« La hausse du yen est l'un des facteurs contribuant à la détérioration de l'économie nippone du fait de son impact majeur sur les exportations ».

En effet, c'est peu dire puisque les exportations, qui contribuent intensivement à la croissance de l'archipel, se sont contractées de 35% en glissement annuel en novembre. Du jamais vu ! Alors que la banque centrale annonce un nouveau train de mesure pour relancer la croissance, il est sûr et certain qu'elle ne laissera pas plus longtemps l'appréciation du yen contrecarrer ses plans. Il faut donc s'attendre à une prochaine intervention sur le marché des changes qui pourrait, d'ailleurs, ne pas être officielle. Il suffira alors de regarder l'évolution de ses réserves de change pour juger.

christopher@fore...
post Feb 1 2009, 10:03
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L'Ode à la joie résonne au forum de Davos


Entre la colère du premier ministre turc et l'absence remarquée des responsables américains, l'ode à la joie a résonné dans les couloirs du forum économique mondial de Davos durant la semaine. En effet, les responsables européens, Jean Claude Trichet et José Manuel Barroso en tête, se sont efforcés de rassurer les investisseurs sur la capacité de résistance de la zone euro et se sont même vantés du succès de la monnaie unique européenne, qui contraste avec le désordre actuel en Islande, qui a résulté de la chute abyssale de la couronne islandaise depuis l'automne.

Bien que les pays européens s'engouffrent un à un dans la récession, cette semaine ce fut au tour de l'Espagne après le Royaume-Uni, et que les agences de notation dégradent progressivement certains pays de l'euroland, Jean Claude Trichet a voulu se montrer confiant, soulignant qu'il n'existe aucun risque pesant sur l'euro à l'heure actuelle.

Pour autant, en regardant de près son évolution sur le marché des changes, le contraste est frappant. En effet, après la légère bouffée d'air frais offerte par les bonnes statistiques allemandes en début de semaine, notamment le baromètre Ifo, l'euro a repris sa chute face au dollar, chute renforcée par la baisse drastique de l'inflation et une hausse du chômage. Du fait, du ralentissement de la croissance et de l'atténuation de l'inflation, le scénario d'une nouvelle baisse des taux de la part de la Banque Centrale Européenne semble de plus en plus plausible, sachant que même Jean Claude Trichet a affirmé, dans une interview donnée à CNN, que les taux pourraient prochainement s'inscrire en dessous de 2%, tout en rejetant l'hypothèse des taux zéro, comme aux Etats-Unis ou au Japon.

En fait, c'est un véritable découplage qui semble se produire sur le marché des changes. Si le découplage dans l'économie réelle, scénario évoqué cet été par certains économistes qui pronostiquaient que l'Asie serait épargnée par la récession, semble passé de mode, celui d'un découplage sur le Forex semble au contraire se confirmer au sein des monnaies du G7.

En effet, d'un côté, il y a l'euro et la livre sterling, qui s'affaissent du fait de perspectives économiques pessimistes, et de l'autre, le dollar et le yen qui résistent envers et contre tout du fait de leur statut de valeur refuge. Ainsi, en dépit d'une hausse du chômage et d'une chute brutale de la production au mois de décembre, le yen s'affiche toujours comme la valeur privilégiée des investisseurs en ces temps d'incertitude.

De même, le dollar semble reprend le dessus depuis quelques mois, alors que l'année dernière, à la même époque, il commençait sa lente chute sur le marché des changes face à l'euro. Le vote par la Chambre des représentants cette semaine du plan de relance de Barack Obama a d'ailleurs conforté la position du dollar et pourrait à terme restaurer un peu la confiance parmi les investisseurs.
christopher@fore...
post Feb 8 2009, 10:34
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Décalage entre la BCE et les banques centrales

En début de semaine, les traders ont eu furtivement l'espoir que la Banque Centrale Européenne suive la voie ouverte par la banque centrale néo-zélandaise la semaine dernière. Dieu sait pourtant qu'ils ont eu toutes les raisons de croire en une détente monétaire. En effet, il suffisait de se pencher sur les dernières statistiques de la zone euro, notamment concernant l'inflation, pour en avoir le cœur net.

Pour autant, c'était faire abstraction des propos tenus par Jean Claude Trichet mi janvier. En effet, ce dernier avait clairement laissé entendre qu'il donnait rendez vous aux investisseurs au mois de mars pour une décision importante. Evidemment, le marché des changes a rapidement compris qu'il fallait attendre le statu quo à l'issue de la réunion de février, statu quo qui a évidemment eu lieu.

Contrairement aux banques centrales australienne, tchèque et à la Banque d'Angleterre, qui ont décidé de baisser leur taux d'un demi point, la Banque Centrale Européenne a préféré opter pour le statu quo avant d'opter éventuellement pour une détente monétaire au mois de mars en fonction des nouvelles prévisions statistiques de l'institut d'émission.

Avant la décision de la BCE, qui fut largement attendue après la capitulation du marché des changes, certains responsables européens, dont le président de la Commission européenne, sont montés au créneau afin de prévenir les éventuelles critiques des dirigeants nationaux de la zone euro. José Manuel Barroso a notamment souligné dans une interview à l'hebdomadaire allemand Die Zeit que l'euro constitue un remarquable « bouclier de protection » pour les pays qui l'ont adopté, soulignant le contraste avec l'Islande, dont la couronne a totalement dégringolé depuis novembre.

Toutefois, ce sauvetage n'a pas eu raison d'être étant donné que Jean Claude Trichet est parvenu à convaincre les marchés, même si l'euro n'a évidemment pas profité du statu quo. En effet, ce dernier a nettement laissé entendre que le Conseil des gouverneurs devrait décider le mois prochain une baisse d'un demi point de pourcentage, tout en refusant clairement de suivre la voie empruntée par la banque du Japon et la Fed qui ont opté pour des taux zéro. De plus, point sur lequel il était très attendu, Jean Claude Trichet a également laissé entendre sa disposition à recourir, à l'instar de la Réserve Fédérale, à des mesures non conventionnelles afin de relancer l'économie fragilisée de la zone euro. Au final, le grand oral de Jean Claude Trichet fut plutôt une réussite.

Même s'il n'a pas permis un rebond de la monnaie unique européenne, l'euro a profité vendredi, avant la clôture des marchés, des aléas du dollar. En effet, les derniers chiffres du chômage aux Etats-Unis ont jeté un froid sur les marchés, rappelant que l'économie américaine n'est pas prête de sortir de l'ornière. Selon certains analystes, le chômage outre atlantique pourrait même monter aux alentours de 10%. Toutefois, dès lundi, les acteurs du marché des devises auront certainement oublié ce mauvais pas, notamment si le plan de relance est adopté par le Sénat, permettant éventuellement de restaurer la confiance sur le marché des changes.
christopher@fore...
post Feb 14 2009, 16:16
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L'incertitude, reine du marché des changes

A l'heure actuelle, il semble presque impossible de déceler une tendance de fond sur le marché des changes. En effet, le climat d'incertitude a brouillé les cartes durant toute la semaine. Même le dollar, qui pourtant profite d'habitude de son statut de valeur refuge, a suivi une trajectoire inattendu, ce qui a poussé certains analystes du marché des changes à clamer haut et fort que le yen est désormais la seule valeur refuge avec l'or.

En effet, le dollar a cédé le pas devant la monnaie unique européenne qui a pourtant essuyé de mauvaises nouvelles sur le plan économique, dont une chute record du PIB de la zone euro de 1,5% au dernier trimestre 2008. Cette baisse du dollar s'explique par la déception des investisseurs à l'écoute du plan Geithner. En effet, ce plan, dont les grandes lignes ont été dévoilées mardi, a suscité la méfiance sur les marchés qui attendent d'avoir plus de détails, notamment au sujet du rachat des actifs toxiques des banques par une structure gouvernementale. Des rumeurs ont circulé dans la presse américaine, affirmant que cette solution pourrait être abandonnée par la nouvelle administration américaine, au profit d'un système devant inciter les investisseurs privés à acquérir ces actifs.

Le dollar n'est pas la seule devise à avoir fait les frais des rumeurs cette semaine qui soulignent à quel point les investisseurs sont à cran et à la recherche de nouveaux repères. En effet, la monnaie unique européenne a connu une dégringolade éphémère en début de semaine lorsque le quotidien économique Nikkei a répandu la fausse rumeur selon laquelle des entreprises russes envisageraient de ré-échelonner leur dette vers l'étranger. Cette rumeur a eu un fort impact sur l'euro, avant d'être démentie, en raison de la forte exposition de la zone euro aux aléas économiques de la Russie.

Le shekel n'a pas, non plus, été épargné par l'incertitude ambiante cette semaine, bien qu'il résiste plutôt bien, comparé aux autres devises émergentes, à la crise économique. Le résultat très incertain des législatives pour la Knesset, qui a donné une victoire à l'arraché au parti de Tzipi Livni, Kadima, a fortement poussé à la baisse mercredi la devise israélienne face au dollar.

Enfin, le dollar australien et le dollar néo-zélandais, qui étaient il y a quelques mois encore, les stars du marché des changes, ont enregistré cette semaine de très fortes pertes en raison de la forte aversion pour le risque qui domine le marché des changes. L'adoption à l'arraché d'un vaste plan de relance économique d'un montant de 42 milliards de dollars australiens n'a pas changé la donne pour la devise australienne.

Les acteurs du marché des changes s'attendent désormais à de nouveaux assouplissements monétaires à partir du mois de mars, notamment de la part de la Banque Nationale Suisse, de la Banque Centrale Européenne et de la Banque d'Angleterre qui s'est prononcée cette semaine en faveur d'un recours à des mesures non conventionnelles et d'une politique de taux zéro, à l'instar de la Fed et de la Banque du Japon.

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