vaste question à laquelle j'avais tenté de répondre avant d'être fauché par la maladie...
reprenons par ordre
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1. Qu'entends-je par "offre de services en ligne reliés au Forex" ?
Les services en question ici comprennent l'ensemble des sites Internet proposant des services ou produits reliés au marché des changes et ayant un modèle d'affaire dégageant des profits. Ces services ou produits peuvent aller du site d'informations et d'analyses du Forex jusqu'au courtier en passant par les fonds d'investissement ou les services de ventes de signaux de trade, etc ...
La définition du modèle d'affaire dégageant des profits est large. Un courtier en ligne se rémunère sur le spread et/ou sur les commissions d'ordres, le vendeur de signaux sur un abonnement fixe mensuel, le site de communauté de traders ou d'informations sur la vente d'espace de publicité, etc ...
définition trop large pour résumer l'activité en une catégorie juridique qui est définie selon la nature du service rendu et non sa destination (un établissement de crédit et un conseiller en investissement financier ne relèvent pas des mêmes reglementations). voir notament le lien de larry max. si je retrouve un tableau fait dans le temps, je le mettrai en ligne...
2.
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Qu'entends-je par "légalité de l'offre" ?
Toute société, compagnie ou association a un statut légale, un établissement géographique et dépend donc d'une juridiction et éventuellement d'organismes régulateurs spécialisés dans le cas précis des marchés financiers. L'aspect légale d'une offre de services ou de produits reliée au Forex dépend donc de son lieu d'établissement (pays, législation) et dans le cas d'Internet, éventuellement, du lieu de résidence du client et de ses propres droits.
Pistes de reflexions :
Nous observons facilement, par exemple, que certains pays ont une législation, des mesures de contrôles et une fiscalité plus "attirantes" pour ce genre d'établissement d'offre de services. Ainsi de nombreux courtiers, sites d'informations, vendeurs d'analyses et de signaux travaillent à partir des USA, des UK, de la Suisse ou plus exotiquement de "paradis fiscaux". A l'inverse, nous pouvons noter que d'autres pays, comme la France, ne propose pas ou très peu d'offre de services de ce genre.
il y a deux aspects dans la question : l'autorité de régulation qui autorise la prestation de service; à l'évidence l'autorité nationale sous réserve du passeport européen. La juridiction applicable en cas de litige est plus délicate. Il faut réfléchir AMHA par analogie avec l'application du droit de la consommation applicable aux transactions réalisées à distance (cf reglement de décembre 2000 pour l'UE et convention de lugano pour l'aele). Il faut distinguer plusieurs hypothèses. On peut détailler si nécessaire.
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J'ouvre ce sujet pour faire appel à vos connaissances et essayer de lister le maximum de métiers, offre de services et de produits reliés au marché des changes et de leur faire correspondre par pays les contraintes légales et règlementaires.
Exemple bien connu sur ce Forum : cas du trader individuel Français en France. Quel est son statut, ses droits, sa fiscalité, etc... ? Ce cas a déjà été abordé dans ce forum.
si c'est un investisseur pour son propre compte, c'est un particulier qui réalise selon la nature de l'instrument soit des opérations sur bien meuble, soit sur produits financiers. Ses droits dépendent de son statut légal (rien si on ne considère pas qu'il s'agit là de son activité principale). Au delà, ca dépendra de la forme juridique donnée à son activité. On lit parfois ici et là qu'on ne peut reéaliser des opérations sur devises professionnellement pour son compte ou le compte de sa société. Je ne pense pas que cela tienne une seule seconde. N'importe quelle personne physique ou morale peut détenir au comptant ou à terme de la monnaie...
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Autre exemple : qu'en est-il d'un courtier Forex en France ou en Europe ? Quelles autorisations doit-il posséder ? Qui régule son activité (AMF, Banque de france, organismes Européeen etc...) ?
cf lien larrymax.
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Cas plus compliqué : les fournisseurs de services de signaux et d'analyse financière basés en Europe ou en dehors et vendant des services à des Français (je prends volontairement et a priori l'exemple le plus contraignant juridiquement). Ont-ils le droit de pratiquer cette activité commerciale ? Dans quels pays et avec quelles autorisations ? A destination de quelles nationnalités de clientèle ?
déjà répondu, ca dépend de la nature du service.
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Autre cas parlant : une site fournissant des informations, analyses ou signaux de trading gratuitement mais ayant un modèle d'affaire publicitaire (par exemple Mataf.net). Ce site Web dépend de quelle autorisation & juridiction ? La législation applicable dépend elle de son lieu d'hébergement physique (serveur Web), du lieu d'établissement du propriétaire du site (personne physique ou morale), du lieu d'établissement des visiteurs du site ? Je suis certain qu'Arnaud pourra me répondre précisemment à cet exemple.
dit comme cela, il s'agit de journalisme. ca relève des lois sur la presse. Le revenu ou capital ou les echos 1/ font des analyses sur devises ou autre 2/ se financent par de la publicité.
il faut toutefois se méfier des partenariats abusifs c'est à dire qui font qu'un site ne coonstitue qu'un faire valoir plus ou moins caché d'un prestataire identifié ...
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Cas du blog sympa : A quoi s'expose-t-on en terme de responsabilité juridique en publiant des "analyses gratuites" sur un blog comportant de la publicité rémunératrice type "adwords Google" par exemple ? Doit-on être consultant financier agréé pour faire cela ?
même réponse que ci dessus hélas. on est un peu dans le flou.
en revanche il existe un vrai doute aujourd'hui pour les activités comme celles proposées par le site www.pro-at.com, parceque celui-ci, constituée sous forme de société commerciale, propose des prestations payantes sous forme de séminaires. Les analyses postées constituent à mon sens une publicité pour les prestations vendues. Là on est encore davantage dans le flou.
pour mémoire, la formation des épargnant dans le domaine boursier est peu ou pas régulé. Il y a les clubs d'investissement dont c'est la vocation. Il existe des structures comme l'ecole de la burse parrainé par euronext. Le choix des intervenant effectuant les formations est effectué de manière à ne ppas souffrir la contestation. Il s'agit uniquement de professionnels soit gérants d'un établissement financier soit universitaire. je ne connais rien du cursus des intervenants aux formations proposées à titre onéreux par pro-at. je ne sais pas si cela est indiqué sur le site mais il ne me semble pas. Ce contraste avec l'école de la bourse interroge. Il me semble que sur ce point la législation est muette et ce que la loi n'interdit pas est réputé généralement valable ...
This post has been edited by Sac: Jan 10 2007, 14:32