
Cher Matafien,
Je ne suis pas un fiscaliste et mes réponses pourraient souffrir de quelques méprises. C'est pourquoi je te propose de t'adresser directement à l'administration fiscale de ton lieu de résidence. Et de nous en restituer tes conclusions.

19-03-2007 18:58 CH/Imposition des entreprises: dividendes versés aux actionnaires moins taxés
Berne (AWP/ats) - Les personnes investissant dans des sociétés de capitaux devraient payer moins d'impôts sur les dividendes perçus. Ceux-ci ne seront plus taxés intégralement, mais à hauteur de 50% pour la fortune commerciale et de 60% pour la fortune privée.
Le Conseil des Etats a mis lundi la touche finale à cette réforme fiscale en éliminant les dernières divergences. Souhaitée par la droite afin d'alléger la charge pesant sur les PME et le capital-risque, la révision vise en particulier à réduire la double imposition des entreprises au niveau fédéral.
Les milieux économiques considèrent comme une "injustice" le fait que les bénéfices soient taxés une première fois dans la société et une deuxième fois quand ils sont distribués sous forme de dividendes.
Cette analyse est rejetée par la gauche, qui va se lancer dans la bataille référendaire faute d'avoir réussi à infléchir la ligne libérale prise par le Parlement. Pour le camp rose-vert, les allègements adoptés ne bénéficieront qu'à une petite minorité. Ils grèveront les caisses publiques sans pour autant doper la croissance.
La Confédération, les cantons et l'AVS vont perdre des millions de francs, selon le Parti socialiste. Le comité du directeur du PS proposera samedi le lancement d'un référendum lors de l'assemblée des délégués du parti à Locarno.
Mené au pas de charge, l'examen du dossier a buté principalement sur les taux d'imposition partiels à appliquer. Plus généreuses dès le départ que le Conseil fédéral, les Chambres ont dû s'y prendre à plusieurs reprises concernant les dividendes liés à la fortune privée.
Le Conseil des Etats s'est finalement rallié, par 25 voix contre 12, aux 60% prônés par le National. La Chambre des cantons avait suggéré 70% à la suite d'expertises juridiques mettant en doute la constitutionnalité de la réduction fiscale envisagée. La gauche a proposé en vain d'en rester à cette solution.
Le produit des participations comprises dans la fortune commerciale sera taxé, lui, à hauteur de 50%. Ce point a facilement passé la rampe. Au final, les pertes sont évaluées entre 40 et 60 millions pour la Confédération, et entre 350 et 450 millions pour les cantons s'ils choisissent d'appliquer ce modèle.
L'allègement ne profitera qu'aux investisseurs qui détiennent une participation d'au moins 10%. Les cantons devront appliquer cette participation qualifiée, mais ils resteront libres de prélever l'impôt cantonal qu'ils entendent.
Invoquant les bienfaits de la concurrence et la souveraineté de ces collectivités dans le domaine fiscal, la droite a fait barrage aux tentatives d'harmonisation de la gauche. L'imposition partielle est déjà pratiquée dans une bonne quinzaine de cantons. Glaris est le plus attractif, avec un taux de 20% seulement.
Les cantons et les communes auront par ailleurs la possibilité d'imputer l'impôt sur le bénéfice à l'impôt sur le capital. Les sociétés de capitaux pourront ainsi être exonérées de ce dernier prélèvement, partiellement ou totalement. L'impôt sur le capital n'existe plus au niveau fédéral depuis 1998.
La réforme comprend diverses autres mesures tendant à faciliter la vie des entreprises, notamment en cas de cessation d'activité, de modification de la structure de la société ou de transfert d'immeuble. Concernant ce dernier point, les Chambres ont finalement réussi à se mettre d'accord sur l'imposition des réserves latentes.
Le volet sur le commerce quasi-professionnel de titres a par contre été remis à plus tard, une solution rapide n'étant pas en vue.
ats/ds
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