Les performers en trading.Il existe des traders qui performent et d'autres qui sous perforement.
Pourquoi ?
Difficile de répondre à une telle question, tels les éléments constitutifs d'une réussite ou d'une défaite sont nombreux.
Les performeurs disposent ils de méthodes particulières pour battre le marché ? ou sont ils simplement le produit du hasard.
Sur des milliers de traders, quelque uns statistiquement se démarquent des autres et réussissent dans leur approche.
Ces extraterrestres des marchés ont ils des pouvoirs surnaturels ou sont ils simplement des gens "normaux" comme vous est moi qui ont su approcher le marché de manière efficiente en utilisant certains outils.
Outils que nous connaissons tous (ou presque) puisqu'il s'agit de deux choses :
l'analyse fondamentale et l'analyse technique.
L'analyse fondamentale élabore des modèles et anticipations économiques permettant de prévoir les résultats futurs d'un marché. Elle repose sur la recherche d'informations.
Plus l'information est fiable, plus les prévisions ont de chances d'être exactes.
L'analyse fondamentale qui se fonde sur des prémisses rigoureuses est une des méthodes privilégiées des financiers.
L'analyse technique quand à elle regroupe dans ce domaine toutes les méthodes qui ne s'appuient pas sur des données fondamentales. Mais cette définition qui englobe les techniques farfelues telles l'astrofinance ou autres, est trop large pour en faire le tour.
On peut réduire la définition de l'AT à l'ensembles des procédés visant à prévoir les cours futurs à partir des seules données des cours passés, par des systèmes en tout genres, réseaux de neurones, logiques floues, algorithmes et autres martingales mathématique.
Une analyste technique doit en principe se préserver de toute contamination extérieure (bruits) en ignorant jusqu'au nom du produit qu'elle va traiter, seuls les signaux mathématiques décideront des "Tops".
Mais en se restreignant à cette définition, l'analyse technique ets à l'analyse fondamentale ce que l'homéopathie est à la médecine classique ; une discipline qui, malgré des dehors scientifiques est loin d'être performante pour la majorité des intervenants.
La question est la suivante : Peut on prédire l'avenir d'un marché à l'aide du passé ??
La réponse ne saute pas aux yeux, mais répondons "oui" tout de même en considérant que certaines configurations reviennent dans l'historique des cours, à plus ou moins long terme.
Exploiter ces configurations à bon escient devrait alors superformer les marché.
Donc, employer une des deux méthodes ou les deux devraient inévitablement faire gagner à coups sûr les traders.
Tout est dit !
Circulez, y a plus rien à voir !
Malheureusement il existe un élément qui vient perturber toutes ces belles théories, il s'agit de "l'efficience des marchés" (Maurice Kendall, 1953).
Kendall postule que la compétition entre les intervenants a pour effet d'intégrer toute l'information, fondamentale ou technique, issue de différents milieux, dans les cours. En clair, peu importe que l'on suive les conseils judicieux de
spécialistes ou d'analyses quelconques, cela ne permettra pas de battre les marchés, sauf exceptions.
Les cours suivent une marche au hasard, il n'existe donc pas de machines à faire de l'argent sur les marchés.
L'enseignement de cette théorie est qu'il faut faire confiance au marché, qui à tout moment reflète les prévisions, les espoirs et tout ce qui est humainement possible d'envisager sur l'avenir de la cote.
DE nombreuses études ont été menées pour vérifier la thèse de l'efficence des marchés, notemment en passant au crible sur de longues périodes les performances obtenues par des fonds gérés par des professionnels.
Les conclusion sont alarmantes, puisque le jeu de fléchette (hasard) fait aussi bien ou mieux que les gérants pour gérer un portefeuille de valeurs.
Le développement des "fonds indiciels", qui se bornent à répliquer un indices (ex. CAC40), est issu de cette reconnaissance de la validité de la théorie.
Ces fonds ont par définition la même performance que les marché.
Pour les tenants de l'efficience des marchés (réf. Kendall), les configurations de l'analyse technique ne sont pas autoréalisatrice mais au contraire autodestructrice. En effet, si une figure technique fiable venait à être découverte, l'action des intervenants l'annihilerait aussitôt.
Toute l'information, y compris l'information technique est intégrée dans les cours, puisqu'il n'existe pas de "machines techniques ou fondamentales" à faire de l'argent.
Ca se compliique encore si l'on part du principe que "l'efficience des marchés" est aussi une théorie autodestructrice, évidemment si l'efficience était parfaite et complètement démontrée, il n'y aurait plus d'intérêts à réaliser des études techniques, de plus en plus d'intervenants se laisseraient aller à une paresseuse gestion indicielle, sans se casser les "burnes" 15heures par jour sur un marché qui leur donnent tort trop souvent.
In fine, de moins en moins d'intervenants seraient en compétition pour déterminer les prix et l'efficience des marchés disparaîtrait à son tour.
A posteriori, il serait possible d'avancer que l'analyse fondamentale reste mieux perçue que l'analyse technique, pourquoi ?
Du point de vue de l'efficience des marchés, l'analyse fondamentale reste mieux perçue que l'analse technique. C'est la forme "faible" de l'efficience qui disqualifie l'analyse technique et la forme "forte", l'analyse fondamentale.
suite au prochain numéro