Les marchés des devises cherchent un terrain d’entente pour les États-Unis et l’Europe à la réunion du G20

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Publié le Wed, 11 Mar 2009 18:48:19 +0100

Les marchés des devises cherchent un terrain d’entente pour les États-Unis et l’Europe à la réunion du G20

(CEP News) - La réunion préliminaire des ministres des Finances et des banquiers centraux des états du G20 sera critique puisque les États-Unis et l’Europe devront trouver un terrain d’entente quant à la meilleure approche à la crise économique mondiale, disent des stratèges des marchés.

Les membres du G20 seront en réunion en fin de semaine dans le Sussex de l’Ouest d’Angleterre pour discuter l’ordre du jour de la réunion officielle du 2 avril. Les rumeurs circulent déjà que le gouvernement américain et l’Europe pourraient avoir du mal à s’accorder sur la meilleure gestion de la crise économique mondiale croissante.

Le président américain Barack Obama et le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner ont dit qu’ils aimeraient poursuivre la possibilité d’un plan de stimuli fiscaux mondial, ainsi que la création de réformes financières.

Cependant, les officiels européens sont réticents d’augmenter leurs budgets pour y inclure des dépenses de stimuli. Mardi soir, le président du Conseil européen Jean-Claude Juncker a dit que de telles demandes de la part du gouvernement américain ne plairaient sûrement pas aux 16 ministres des Finances européens.

Les stratèges des devises disent que si les deux côtés ne peuvent atteindre un consensus au cours de cette fin de semaine, on pourrait témoigner d’aversion au risque. Ils disent que les actions pourraient se faire solder et que les refuges temporaires sûrs, tels que le dollar américain, pourraient être rehaussés.

Win Thin, stratège des devises chez Brown Brothers Harriman, dit que si l’on n’atteint pas un plan unificateur, les risques croissants à l’économie mondiale seront surlignés. Dans un tel environnement, il dit s’attendre à ce que le dollar américain continue de mettre de la pression sur l’euro et la livre sterling.

Chez la Bank of New York Mellon, le stratège senior des devises Simon Derrick dit qu’il comprend pourquoi le gouvernement américain tente d’encourager les pays européens à promouvoir plus de dépenses mondiales en stimuli.

« (La meilleure manière d’en) avoir pour ton argent et t’assurer contre des flux disruptifs de capitaux c’est d’avoir une approche concertée à la politique fiscale, » dit-il.

Toutefois, l’Allemagne et la France rendront un consensus entre les États-Unis et l’Europe difficile, dit-il, puisqu’elles ont indiqué des soucis quant aux effets d’une hausse des dépenses sur l’euro et la zone euro.

« Qui paiera pour ces stimuli? Ça ne sera pas l’Espagne. Ça sera la France et l’Allemagne, » dit-il.

Stephen Gallo, chef de l’analyse de marché chez Schneider Foreign Exchange, dit qu’il s’attend à une impasse entre les États-Unis et l’Union européenne.

Il ajoute qu’il est en accord avec la réticence des pays européens d’augmenter leurs déficits fiscaux pour combattre la faiblesse économique; à ce jour, on voit peu de preuves que tout l’argent déversé par le gouvernement américain dans son économie a eu les effets désirés, dit Gallo.

« Ce qui est proposé par les États-Unis et le Royaume-Uni est ce qui nous a mis dans ce pétrin pour commencer, dit-il. Les gouvernements ont de la misère avec leurs anciennes dettes et maintenant tu veux leur ajouter de nouvelles dettes. »

Par Neils Christensen, neilsc@economicnews.ca, révisé par Stephen Huebl, shuebl@economicnews.ca, traduit par Dominique Blain, dblain@economicnews.ca

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