La hausse du sentiment du consommateur américain provoque des réactions mixtes

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Publié le Fri, 13 Mar 2009 16:21:39 +0100

La hausse du sentiment du consommateur américain provoque des réactions mixtes

(CEP News) - Un léger rebond dans le sentiment du consommateur américain selon l’indice Reuters/Université du Michigan, vendredi, a attiré des réactions mixtes des économistes.

Selon les attentes, l’indice pour mars allait chuter à un creux de 55,0 à partir de son niveau de 56,3 au dernier mois, mais a plutôt grimpé à 56,6.

Rob Garnell, économiste chez ING, dit que la hausse de l’indice est encourageante et que les marchés pourraient s’y attacher, puisqu’ils semblent chercher de joyeuses nouvelles.

Une réduction des impositions fiscales aux États-Unis pourrait soutenir le sentiment du consommateur à l’avenir, dit-il.

Cette hausse de l’indice directeur a été propulsée par la sous-composante des attentes du sondage, tandis que la composante des perspectives sur la conjoncture a chuté.

« Il semblerait que l’avenir et l’étoile scintillante à l’esprit des consommateurs, et non le présent, » dit Ian Pollick, économiste chez TD Valeurs mobilières, citant la hausse de la sous-composante des attentes. Il attribue cette hausse aux récentes mesures fiscales et monétaires adoptées par le gouvernement américain.

Le président américain Barack Obama a récemment mis en vigueur un forfait de stimuli fiscaux multimilliardaire et le Trésor américain et la Réserve fédérale américaine s’engagent à mettre des milliards de plus pour stabiliser le système financier et dégeler les marchés du crédit.

Pour l’instant, les consommateurs sont naturellement pessimistes, étant donné l’étant des marchés du travail et du logement, dit Pollick.

L’économie américaine a cédé plus d’un demi-million d’emplois par mois au cours des quatre derniers mois.

Cet essor du chômage est l’un des facteurs qui garde l’indice du sentiment « au fond du baril, » selon l’économiste décidément baissier Paul Ashworth de Capital Economics, sans compter la chute des prix des maisons et des actions, ainsi que le resserrement du crédit.

Ashworth dit de la hausse de 0,3 point de l’indice qu’elle est « faible » et qu’il se place toujours près du creux record.

« Une autre série de données mornes qui suggère que le rebond récent des ventes au détail pourrait ne pas être durable pour encore bien longtemps, » dit-il.

Les ventes au détail aux États-Unis ont affiché des résultats meilleurs qu’anticipé pour un deuxième mois de suite en février.

Par Megan Ainscow, mainscow@economicnews.ca, révisé par Sarah Sussman, ssussman@economicnews.ca, traduit par Dominique Blain, dblain@economicnews.ca

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