Les prix des maisons devraient continuer de chuter aux États-Unis

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Publié le Thu, 29 Jan 2009 16:59:01 +0100

Les prix des maisons devraient continuer de chuter aux États-Unis

Les ventes d’unifamiliales ont dégringolé à un rythme annuel de 331k en décembre, un recul de 14,7 % face à novembre. Par rapport au début de l’année 2008, le rythme des ventes a glissé de près de 45 %.

« Parler de stabilisation dans le marché de l’habitation américain est un non-sens, » a commenté Dimitry Fleming de ING. Les ventes de nouvelles maisons sont en compétition avec les maisons existantes, qui sont en ce moment escomptées alors que les saisies s’accumulent sur le marché.

Décembre pourrait avoir été le pire mois du cycle économique, toutefois, car les demandes d’hypothèque ont rebondi en début de nouvelle année, a dit Ian Shepherdson, économiste en chef pour les États-Unis chez HFE, qui a qualifié les chiffres d’« horribles. »

Au rythme actuel des ventes, la National Association of Home Builders estime que l’inventaire équivaut à 12,9 mois de ventes, plus du double de l’inventaire d’un marché sain.

Avec 357 000 nouvelles maisons mises en vente à travers les États-Unis, les prix ont tout simplement piqué du nez. Le prix moyen d’une unifamiliale en décembre était de 206 500 $, une chute de 9,3 % depuis le début de 2008.

Aussi mauvais que cela puisse paraître, les prix pourraient devoir chuter de 20 % avant d’être compétitifs avec ceux des maisons existantes, a indiqué Guy Lebas, stratège en titres à revenu fixe chez Janney Montgomery Scott.

L’indice suivant les ventes de nouvelles maisons date de 1963. « Avec l’aide de Doc Brown et d’une DeLorean, nous pourrions probablement trouver que le résultat est le pire depuis la Deuxième Guerre mondiale, » a ajouté Lebas.

Le Nord-Est a enregistré une baisse de ses ventes de 28 %, tandis que dans l’Ouest, la baisse a atteint 20 %. Aucune région n’a été épargnée, le grande région du Sud voyant ses ventes décliner de 12 % et le Midwest, de 5,6 %.

Réaction des marchés :

Malgré la faiblesse de toutes les régions, la réaction des marchés a été modérée.

L’annonce, faite à 10h00 HNE, a causé une fuite vers la qualité - le dollar américain et le yen japonais - mais le mouvement a été relativement petit et s’était évaporé à 10h10.

La faiblesse du huard est surtout causée par chute du prix du pétrole brut, a noté la stratège en devises Jacqui Douglas de TD Valeurs mobilières. « La faiblesse des prix du brut demeure un boulet potentiel pour le dollar canadien aujourd’hui et dans les temps à venir, a-t-elle dit. Nous nous attendons à une résistance à 1,2190/00 en cours de séance. »

Le S&P 500 est demeuré en baisse de 2 %, mais n’a pas aggravé ses pertes. La réaction initiale a été une chute vers un creux de session de 854, mais l’indice a rapidement rebondi à son niveau précédent de 857.

Le rendement des bons du Trésor américain a immédiatement diminué après la publication de l’indice. Les titres à échéance de 10 ans ont augmenté de 1,2 point à 2,678 % et ceux de deux ans ont diminué de 2,4 ponts à 0,875 %.

Par Patrick McGee, pmcgee@economicnews.ca, édité par Sarah Sussman, ssussman@economicnews.ca, traduit par Jean-Philippe Gravel, jpgravel@economicnews.ca

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