Investissement

Investir revient pour celui qui s'y décide à renoncer à une consommation immédiate pour accroître ses recettes futures. La théorie économique distingue classiquement l'investissement « productif » (celui des entreprises et des Etats) de l'investissement « improductif » (celui des ménages), la comptabilité nationale française réunissant sous le terme d'investissement l'ensemble des opérations ayant pour conséquence un accroissement de capital fixe.

Du point de vue d'une entreprise, l'investissement est un acte fondamental dont l'objectif est l'augmentation de la valeur, la comptabilisation des investissements dans les flux de trésorerie d'une entreprise recouvrant les éléments suivants : les investissements en immobilisations corporelles et incorporelles (investissements industriels dont sont retranchées les cessions de ces mêmes immobilisations) ; les investissements en immobilisations financières (dont sont retranchées les cessions de ces mêmes immobilisations financières).

Toute entreprise qui investit fait le pari de l'augmentation des flux d'exploitation. Les investissements seront dits « rentables » si les flux de trésorerie provenant de l'exploitation dépassent à terme le montant des investissements.

La « théorie des marchés en équilibre » souligne le lien direct entre la rentabilité des investissements d'une entreprise et la rentabilité exigée par les investisseurs à travers les titres financiers émis.

Une entreprise est en effet constituée d'un portefeuille d'actifs financés par un ensemble de titres ou d'actions émis sur le marché des capitaux au sens large (cotés en Bourse ou non), ensemble de titres qui constitue le passif de l'entreprise.

L'investisseur financier joue un rôle essentiel au moment de l'émission de titres financiers (avec ou sans introduction en Bourse) : il peut en effet tout simplement refuser l'achat des titres créés, c'est-à-dire refuser de financer une entreprise. Le couple rentabilité/risque des titres émis par une entreprise doit donc, au sens large, « satisfaire » le marché financier.

Le pouvoir des investisseurs financiers réside d'autre part non seulement dans l'octroi de fonds lors des émissions de titres, mais aussi et surtout dans l'évaluation de l'actif économique des entreprises à travers les titres déjà émis. Un investisseur non satisfait par le couple rentabilité/risque de certains titres financiers vendra les dits titres.

Ce faisant la valeur des titres émis baissera, ainsi que celle de l'actif économique de l'entreprise concernée.

 

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Arnaud Jeulin Responsable de la publication, Trader

Après un diplôme d'ingénieur, Arnaud a commencé une carrière de développeur. Il a travaillé avec des traders et des services de back office pour mettre en place des prototypes et des outils de trading. Il a ensuite créé sa propre entreprise en 2003.

Il a été responsable du webmarketing pour la Banque en ligne Suisse Synthesis, depuis rachetée par Saxo Bank. Il a aussi fait des audits pour différents brokers et participé à plusieurs salons professionnels pour les courtiers à Londres, Paris et Chypre.

Depuis 18 ans Arnaud a approfondi sa connaissance des brokers et des marchés, il utilise son expérience pour améliorer Mataf afin d'éviter d'orienter les visiteurs vers des brokers malhonnêtes ou des stratégies de trading dangeureuses.

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