Fonds indiciels : ils suivent, sans plus et investissement

Les fonds indiciels sont des fonds dont le portefeuille est calqué sur celui des indices. Il y en a de toutes sortes, presque autant que d'indices.

Par exemple, ils reproduisent l'indice CAC 40, composé d'actions des 40 plus grosses sociétés cotées à la bourse de Paris, ou l'indice EuroStoxx 50, qui rassemble les 50 plus grosses capitalisations européennes, ou encore l'indice Dow Jones Industrial Average, qui compte, lui, les 30 plus grosses sociétés de la Bourse de New York.

Toute variation de la liste des valeurs entrant dans la composition de l'indice que suivent ces fonds indiciels doit impérativement être répercutée sur leur portefeuille. Quand un titre sort de l'indice, parce qu'il a été radié de la cote, fusionné avec celui d'une autre société ou qu'il a fait faillite, il doit aussitôt sortir du portefeuille du fonds. A l'inverse, quand un titre entre dans l'indice, il doit être acheter et ajouté au portefeuille du fonds.

Une gestion sans surprise

Leur création a reposé sur plusieurs constats. D'abord, la gestion confiée à un gérant est une gestion humaine, qui tient compte de ses attentes, de ses analyses et de ses convictions. Elle est donc faillible. Et de fait, plus de la moitié des fonds activement gérés ne parviennent pas à battre l'indice qu'ils sont censés surpasser. De plus, ces fonds coutent cher à gérer et entrainent donc des frais de gestion élevés (3 à 4%) qui grèvent la performance.

D'où l'idée de créer une « gestion passive ». Passive par qu'en se calant sur l'indice, elle n'a pas à faire d'arbitrage entre valeurs, à essayer de deviner qui fera mieux ou pire : il suffit qu'elle reproduise les titres contenu par l'indice pour remplir son rôle.

C'est un type de gestion très répandu puisqu'il représente environ 20% des encours dans le monde, tous produits confondus. Mais il a aussi ses inconvénients. Le principal, c'est que, dans les marchés baissiers, la gestion indicielle reste... passive : il lui est impossible de se protéger de la baisse de l'indice en augmentant par exemple sa poche de liquidités ou ses couvertures.

Sauf pour les indiciels hybrides

L'épargnant qui cherche un résultat calqué sur celui des indice et qui souhaite avoir des frais de gestion raisonnable a donc intérêt à opter pour la gestion passive. Pour le faire, il a à sa disposition deux outils : les ETF, autrement dit les Trackers, des produits qui répliquent le comportement de l'indice, sans forcément acheter toutes les valeurs qui le composent, et qui sont, contrairement aux fonds, cotés en continu.

Il y a aussi les fonds indiciels, qui achètent véritablement les titres et ont une valorisation quotidienne ou aussi, parfois, hebdomadaire. Ces fonds indiciels ne sont cependant pas des clones de l'indice. Certains sont « hybrides », c'est-à-dire qu'ils ajoutent un peu de gestion active à leur portefeuille indiciel.

Il n'est pas toujours facile de faire la distinction entre les deux. Seuls indicateur : le tracking error, un indicateur technique qui est toujours donné par la notice du fonds et le bulletin d'information. S'il dépasse 1, le fonds est un indiciel « tilté » ou actif. S'il est inférieur à 1, il s'agit d'un indiciel pur.

Ce Tracking error a peu de chance d'atteindre 1 exactement, à cause des frais du fonds (autour de 1%) qui amputent la performance du fonds et la rendent forcément légèrement inférieure à celle de l'indice.

A savoir : le plus gros fonds indiciel du monde est un ETF. Il s'agit du SPDR S&P 500. Il est indexé sur les 500 valeurs de l'indice Standard & Poors et son encours est de plus de 85 milliards de dollars. 

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Arnaud Jeulin Responsable de la publication, Trader

Après un diplôme d'ingénieur, Arnaud a commencé une carrière de développeur. Il a travaillé avec des traders et des services de back office pour mettre en place des prototypes et des outils de trading. Il a ensuite créé sa propre entreprise en 2003.

Il a été responsable du webmarketing pour la Banque en ligne Suisse Synthesis, depuis rachetée par Saxo Bank. Il a aussi fait des audits pour différents brokers et participé à plusieurs salons professionnels pour les courtiers à Londres, Paris et Chypre.

Depuis 18 ans Arnaud a approfondi sa connaissance des brokers et des marchés, il utilise son expérience pour améliorer Mataf afin d'éviter d'orienter les visiteurs vers des brokers malhonnêtes ou des stratégies de trading dangeureuses.

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