Bollinger : une bande qui connaît la musique

John Bollinger est un financier américain, qui, après avoir longtemps utilisé les moyennes mobiles, a cherché à les améliorer. Il a donc créé un indicateur qui se matérialise par deux lignes ajoutées sur et sous la moyenne mobile. Il s'agit donc d'un canal mobile, qu'on appelle désormais bandes de Bollinger.

Son calcul est très astucieux : il s'agit de l'écart type du cours par rapport à sa moyenne sur les vingt derniers jours. Ce qui permet de tenir compte de la volatilité du titre : plus les cours varient avec ampleur au fil du temps, plus les bandes vont s'écarter.

Prenons notre action Carrefour sur un an : les bandes de Bollinger vont s'élargir ou se rétrécir en fonction de la volatilité du titre et indiquer la fébrilité plus ou moins grande qui entoure l'action. On voit ainsi qu'à partir de juillet, les variations du cours se sont amplifiées, reflétant à la fois l'impact de la baisse générale du marché et les doutes des investisseurs sur la capacité du groupe à enrayer la baisse de ses parts de marché...

Les bandes de Bollinger ont aussi un atout : elles permettent de prévoir les variations de cours avec davantage de sûreté que d'autres indicateurs. Quand le titre est hésitant, elles indiquent -grosso modo- des supports et des résistances. Le cours a de fortes chances, dans une situation ordinaire, de retourner vers sa moyenne mobile à chaque fois qu'il vient buter sur la bande inférieure et supérieure. Idem lorsque l'action se met à être fébrile : les bandes de Bollinger donnent alors une alerte. C'est notamment le cas lorsque les bandes se resserrent fortement. Car c'est souvent à ce moment-là que surviennent les changements de tendance.

On le voit très clairement sur notre exemple ci-dessus autour des séances de mars 2011. Le resserrement des bandes de Bollinger indique un changement de tendance. Qui se traduit quelques jours plus tard par une chute brutale des cours.

Même alerte en février, grâce aux bandes de Bollinger. Le cours passe la limite haute de la bande : quelques séances plus tard, le titre interrompt sa hausse, hésite pendant quelques séances et finit pas plonger fortement. Celui qui a su détecter l'inversion de tendance grâce à ses bandes de Bollinger à pu vendre à 31 euros, et à ainsi pu éviter de voir ses actions retomber à moins de 24 euros, comme c'est le cas un peu plus d'un mois après !

Le principe général, c'est celui d'un retour à la moyenne après le franchissement d'une des deux bornes (haute ou basse) des bandes. Exemple avec cette image du CAC40 sur un an : le décrochage de juin constituait une alerte. Le franchissement à la baisse de juillet permettait de profiter du (court rebond)...

  

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Arnaud Jeulin Responsable de la publication, Trader

Après un diplôme d'ingénieur, Arnaud a commencé une carrière de développeur. Il a travaillé avec des traders et des services de back office pour mettre en place des prototypes et des outils de trading. Il a ensuite créé sa propre entreprise en 2003.

Il a été responsable du webmarketing pour la Banque en ligne Suisse Synthesis, depuis rachetée par Saxo Bank. Il a aussi fait des audits pour différents brokers et participé à plusieurs salons professionnels pour les courtiers à Londres, Paris et Chypre.

Depuis 18 ans Arnaud a approfondi sa connaissance des brokers et des marchés, il utilise son expérience pour améliorer Mataf afin d'éviter d'orienter les visiteurs vers des brokers malhonnêtes ou des stratégies de trading dangeureuses.

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