mercredi, 27 juillet 2016

Charges Exceptionnelles

Intégrées au compte de résultat d'une entreprise (dans sa présentation « en liste », notamment) après le résultat courant, et a fortiori après le résultat d'exploitation, les charges exceptionnelles (et les produits exceptionnels) ont pour caractéristique de ne pas être liées à l'exploitation courante d'une entreprise.

Relevant d'une notion de comptabilité spécifique à l'Europe continentale, elles enregistrent théoriquement les conséquences financières d'événements « non recurrents » : nationalisation sans indemnité, cession d'un pan entier des activités d'une entreprise (ici, il s'agira plutôt de produits exceptionnels), catastrophe naturelle, etc.

Les normes internationales (IFRS) ont choisi d'ignorer ce sujet et ce type de charges et de produits, c'est pourquoi les groupes utilisant les normes IFRS présentent fréquemment deux résultats opérationnels : un résultat opérationnel récurrent (équivalent du classique résultat d'exploitation), et un résultat opérationnel total.

Ces normes internationales considèrent ainsi qu'un désinvestissement (par exemple la vente d'un pan d'activité qui constituerait théoriquement un produit exceptionnel) est régulier dans la vie d'une entreprise, et pas « non récurrent ».

 

Enregistrées dans un compte 67 en comptabilité générale française, les charges exceptionnelles se répartissent en deux catégories :
  • les charges sur opérations de gestion (par exemple sinistre, éventuelle amende fiscale, coût d'une restructuration décidée par une entreprise) : compte 671 ;
  • les charges sur opérations en capital : dans l'écriture de cession d'immobilisation (terrain, immeuble), la valeur comptable des actifs cédés (valeur résiduelle compte tenu des amortissements accumulés) est enregistrée comme une charge exceptionnelle au compte 675.

 

S'il est logique pour un grand groupe de classer des frais et provisions de restructuration dans les « autres produits et charges d'exploitation » (et non pas dans les charges exceptionnelles), tel n'est cependant pas le cas pour une PME.

Pour cette même PME, la cession ou la dépréciation d'actifs immobilisés doit bien sûr aussi être considérée comme une charge exceptionnelle.

 

Charges exceptionnelles de la société Eiffage Construction en 2008 : 7,14 M? (Produits exceptionnels : 5,82 M?).

 

Cours de la bourse en direct

Dow Jones 18480 -0.12%
S&P500 2169 -0.15%
Nasdaq 100 4719 0.43%
FTSE 100 6733 0.07%
CAC40 4436 0.73%
Nikkei 225 16666 0.42%

Formation bourse

Histoire de la bourse française, bourse histoire

L'histoire de la Bourse française est proposée dans la rubrique dossier formation bourse de Trader-Finance.fr.

OPA : Libre concurrence et règles nationales

OPA Europe/USA, des différences ? Retrouvez toute l'information dans les dossiers formation bourse de Trader-Finance.fr.

La Bourse se porte mieux quand les taux d'intérêt sont bas

Retour sur les relations entre taux d'intérêt et marchés financiers. Retrouvez toute l'information dans les dossiers formation bourse de Trader-Finance.fr.

Testez les services et la plateforme de nos partenaires avec un compte de démonstration gratuit pendant 30 jours en vous inscrivant.

Des services de trading proposés dans 150 pays

Pionnier dans le trading forex depuis 1989

Une présence globale dans 18 villes de 14 pays.

Célèbre son 10ème anniversaire avec un bonus de 100% pour tous les clients

Il est possible de perdre un montant supérieur au capital investi, assurez-vous de bien comprendre les risques.