vendredi, 22 septembre 2017

EBITDA : Earnings Before Interest Taxes, Depreciation and Amortization

Influencés par les investisseurs anglo-saxons, les praticiens français de la finance utilisent fréquemment, depuis le milieu des années 1990, des expressions anglaises ou américaines pour désigner certains soldes intermédiaires de gestion, caractéristiques des performances d'une entreprise.

 

Si les Britanniques parlent parfois de « Gross Operating Profit », l'EBITDA est un indicateur développé aux Etats-Unis qui signifie « Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization » (indicateur non normalisé, c'est-à-dire dont la définition exacte peut varier d'une entreprise à l'autre), et qui est très proche de l'EBE (excédent brut d'exploitation) français.

Comme la traduction de cet acronyme l'indique, l'EBITDA met en évidence le résultat opérationnel (c'est-à-dire lié à la seule activité d'exploitation) d'une entreprise, indépendamment des conditions de son financement (les charges financières nettes, c'est-à-dire les produits financiers - les charges financières), des contraintes fiscales (impôts sur les sociétés), et du renouvellement de l'outil d'exploitation (amortissements).

En comparaison de l'excédent brut d'exploitation, l'EBITDA (là encore, selon la simple traduction : « Before Depreciation ») est calculé avant les écritures relatives aux provisions d'exploitation (dotations et reprises de provisions sur stocks et créances clients).

 

Si les Britanniques utilisent souvent le terme de « Operating Profit », l'EBIT américain (« Earnings Before Interest and Taxes ») correspond quant à lui et très exactement au résultat d'exploitation français.

Calculé après impôt, cet EBIT américain devient le NOPAT : « Net Operating profit After Tax », le résultat net français se nommant simplement « Net Earnings », « Net Income » ou encore « Net profit ».

De même le « cash flow » américain correspond-il exactement à notre capacité d'autofinancement, alors que l'actif économique d'un bilan comptable est considéré par les anglo-saxons sous un angle passif  : « Capital employed ». Simple question de langue et de vocabulaire ?

Les acronymes anglo-saxons, une fois « dépliés », peuvent sembler expliciter plus clairement que leurs équivalents français les soldes de gestion qu'ils désignent.

 

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