samedi, 19 septembre 2020

Immobilisations

Inscrites au niveau comptable dans le haut du bilan d'une entreprise, les immobilisations sont des actifs qui sont destinés à servir de façon durable à l'activité de l'entreprise.

On distingue les immobilisations corporelles ou matérielles, les immobilisations financières et les immobilisations incorporelles.

 

Les immobilisations corporelles sont des biens d'une durée de vie supérieure à 1 an qui constituent l'outil commercial et industriel d'une entreprise : terrains, constructions, matériels et installations techniques (y compris l'outil informatique ou le mobilier), matériel de transport, etc.

Lors de leur entrée dans le patrimoine de l'entreprise, les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût d'acquisition s'il s'agit de biens acquis à titre onéreux, au coût de production pour des biens produits par l'entreprise, à la valeur de marché pour des biens acquis à titre gratuit.

Une dépréciation éventuelle des immobilisations corporelles se constate par amortissement ou provision.

Certaines immobilisations corporelles (siège social, magasin, etc.) peuvent inversement se revaloriser avec le temps et ne plus correspondre à leur valeur comptable.

Mais une réévaluation dégageant des plus-values entraîne une imposition...

 

Les immobilisations financières sont constituées des actions d'autres sociétés détenues par une entreprise et conservées plus d'1 an (les dites « participations »), ainsi que d'éventuels prêts à long terme accordés par une entreprise à d'autres sociétés.

 

Les immobilisations incorporelles sont des biens qui n'ont pas d'existence physique : frais d'établissement, frais de recherche et de développement immobilisés, concessions, brevets, fonds de commerce et droits au bail, logiciels, marques et parts de marché.

« Soupçonnés » d'être des actifs fictifs, les immobilisations incorporelles sont en général amorties rapidement, ou n'ont pas le droit de l'être (c'est le cas des droits au bail, des fonds de commerce, des marques).

Certains financiers considèrent que les frais d'établissement et même les marques doivent être retirés du montant des capitaux propres, c'est-à-dire que ce sont des non-valeurs.

 

L'enjeu de la comptabilisation des immobilisations est celui de l'imposition de l'entreprise : passer des frais d'établissement ou de développement en charges permettra de minorer le résultat d'un exercice et donc l'imposition.

Une stratégie de croissance s'appuiera cependant sur le raisonnement inverse afin de dégager le maximum de bénéfice réutilisable en ressource pour l'entreprise.

La logique de la valeur s'oppose à la logique comptable en de nombreux points, en particulier sur le sujet des marques.

La société LVMH comptabilise pour sa part des marques à hauteur de 25 % de son actif.

 

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