Analyse Technique : A quoi sert l'analyse technique ?

A la découverte de l'Analyse Technique

Lire le futur à travers les manifestations de la nature, c'est un vieux rêve de l'homme. Les investisseurs boursiers l'ont réalisé avec l'analyse technique. Et depuis longtemps, puisque l'analyse technique est née, selon certains au 17ème siècle, au Japon, avec la méthode des bougies japonaises, ou selon d'autres, au début du 20ème siècle, avec les relevés boursiers de l'américain Charles Dow, le créateur du fameux indice Dow Jones.

Charles Dow, comme beaucoup des défenseurs de l'analyse technique sont convaincus d'une chose : le prix d'un bien représente un consensus, et ce consensus incorpore toutes les informations disponibles. Si acheteur comme vendeur ne fondaient leurs décisions que sur des faits, les prix ne changeraient qu'à l'annonce de nouveaux résultats ou d'informations sur la valeur.

Or, ils évoluent aussi pour d'autres raisons. C'est, selon la théorie des marchés efficients, parce qu'une place de marché libre et transparente, comme la bourse par exemple, intègre et digère une masse de données, internes et externes qui font varier les prix.

Inutile de connaître la valeur théorique que devrait avoir un bien (c'est l'analyse fondamentale), il suffit, dit l'analyse graphique, d'analyser les cours. En voyant comment le marché a réagi dans le passé, et en essayant de repérer la répétition de configurations semblables, il sera possible de prévoir l'évolution future de n'importe quel titre.

L'analyste technique ne tente donc pas d'expliquer les mouvements d'un cours : il s'en moque. Il cherche plutôt à en détecter la direction et la force. Il se contrefiche tout autant de la nature de ce qu'il observe : actions, indices, matière premières, taux de change... L'important ce n'est pas l'actif lui-même, c'est son cours et les informations qu'il véhicule. C'est pourquoi, il va chercher à obtenir un certain nombre d'informations sur la valeur.

Analyse technique, les informations de base

Ces informations de base sont :

- Le cours d'ouverture : c'est le cours de la première transaction de la journée. C'est la synthèse des informations des heures précédant la cotation. Il concentre le consensus du marché sur le titre à ce moment précis.

- Le cours de clôture : c'est le dernier cours du dernier achat sur la valeur et s'exprime en référence à celui d'ouverture. Les bougies japonaises le mettent particulièrement en exergue.

- Le plus haut : c'est le prix le plus élevé atteint par la valeur dans la journée. Un bon indicateur de l'appétence des acheteurs.

- Le plus Bas : c'est le cours le plus faible auquel la valeur s'est négociée dans la séance. A comparer au Plus haut, pour mesurer la variation du sentiment du marché dans la séance.

- Le volume : c'est le nombre de titres échangés pendant la séance. Intéressant dès lors qu'il est mis en regard avec une moyenne. Permet de détecter une tendance : une plongée ou une reprise du titre, avec de gros volumes est un signal important.

Les professionnels utilisent aussi d'autres indicateurs plus précis, comme le volume des positions ouvertes, autrement dit du nombre des contrats à terme et d'options non débouclées sur le titre. C'est en accumulant ces données et en les interprétant que les investisseurs boursiers les plus pointus bâtissent leurs stratégies d'investissement. Faisons, comme eux, connaissance avec les différentes méthodes d'interprétation boursières. 

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