mercredi, 5 août 2020

Les volumes de transactions sur le forex

Les volumes traités sur le forex (chiffres en avril 2010), selon le dernier rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI), représentent quotidiennement 4 trilliards de dollars (4000 milliards).

Comparativement, cela équivaut à une fois et demi le produit intérieur brut (PIB) de la France de 2009.


Le rapport triennal de la BRI met en évidence l'explosion des volumes d'échange sur le FOREX.

Le chiffre de 4000 milliards de dollars en 2010 peut être rapproché de celui d'avril 2007 qui était de 3200 milliards de dollars, et d'un peu plus de 1000 milliards de dollars en 2001. Les transactions, via les produits dérivés (swaps de change, options sur devises...), atteignent près de 2100 milliards de dollars et elles ont été multipliées par près de six en neuf ans.

Les transactions dites spots (comptant) ont également connu une très forte progression avec une hausse de 48% en trois ans. Ces transactions totalisent 1 500 milliards de dollars d'échanges par jour. Selon ce rapport, le trading sur le marché des changes a augmenté de 20% en trois ans.

Les investisseurs se sont donc positionnés davantage sur le marché du forex au détriment  des marchés d'actions volatils et des obligations qui offrent des rendements faibles.


En avril 2010, le dollar reste la devise la plus échangée en totalisant 84,9% des transactions quotidiennes.

Chaque monnaie est comptabilisée en double car deux devises sont impliquées dans une transaction. L'euro se positionne en seconde position à 39,1%. Le yen représente quant à lui 19% des échanges quotidiens en avril. La livre anglaise représente 12,9% et le franc suisse 6,4%. Il faut noter également la progression de la part de marchés des devises des  pays émergents  qui augmente est passe à 14% (plus 1,7 points à depuis 2007). La livre turque, le won coréen, le real brésilien et le dollar de Singapour ont notamment fortement progressé.

Parmi les principaux pays contributeurs sur le forex, on retrouve le Royaume-Uni, où se concentrent près de 37% des échanges mondiaux, Londres conservant donc sa place de numéro un mondial pour les opérations sur le forex. La place anglaise est suivie des Etats-Unis (18 %) et du Japon (6%). Les places suivantes sont occupées par Singapour (5%), la Suisse (5 %), Hong Kong (5 %) et l'Australie qui totalise 4 % du marché.

La France réunit 3% des échanges mondiaux avec une part qui n'a pas varié depuis 2007. La France reste donc un faible contributeur de même que l'Allemagne qui ne représente que 2 % des parts de marché.

 

Plus d'information sur le même thème

  Se connecter