Saturday, 29 February 2020

Krach boursier des valeurs technologiques (2000-2003)

L'économie réelle déconnectée des anticipations

Entre 1995 et mars 2000, l'indice Nasdaq (National Association of Securities Dealers Automated Quotation), lié à la place boursière américaine du même nom avait été multiplié par 5 : les investisseurs crurent que l'ère du tout-technologique était arrivée, confondant en cela promesses de croissance à moyen terme et rentabilité effective.

Les taux d'intérêt extrêmement bas pratiqués par le grandes banques centrales, la Fed en tout premier lieu, encouragèrent alors l'investissement en Bourse.

L'épargne des « baby-boomers » (la génération née après la seconde guerre mondiale) favorisa aussi le mouvement, de même que la crise asiatique des années 1997-1998.

 

Une baisse qui commence sur le Nasdaq

En avril 2000, le Nasdaq dévisse de 40 %, et cette baisse va s'étendre aux autres grandes places financières du monde.

Les opérateurs de nouvelles technologies (Netscape, Sprint, British Telecom, France Telecom, etc.), les équipementiers (Alcatel, Siemens, etc.) et les sous-traitants doivent faire face à des situations de pertes après avoir massivement investi (80 milliards d'euros en acquisitions de sociétés et achats de droits de licences pour France Telecom entre 1999 et 2000).

Les cours de Bourse des sociétés concernées sont nettement corrigés à la baisse.

Sur la place de Paris, la baisse durera 3 ans (jusqu'en 2003) et sera de l'ordre de 65 % de la valeur initiale (près de 7000 points au printemps 2000) de l'indice CAC 40.

 

L'exemple de Vivendi

Dans les années 1990, la Compagnie Générale des Eaux (CGE) eut l'ambition de devenir un groupe diversifié orienté « médias » et « valeurs technologiques ».

La CGE avait cependant déjà participé à la création de Canal + dans les années 1980, et au début des années 1990, elle avait créé Cegetel, la société qui possédait la marque SFR.

Rebaptisée Vivendi en 1998, l'entreprise racheta Havas, Canal +, les studios de cinéma Pathé ou encore la société américaine Universal Pictures.

En 2002, les pertes déclarées par Vivendi s'élevaient à plus de 13 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires de quelque 57 milliards d'euros.

Vivendi dut se désengager de ses activités « environnement » et « construction » (les sociétés Véolia et Vinci étant nées de ces désengagements), mais aussi se séparer d'une bonne part de ses activités d'édition (Universal Publishing) et de l'ensemble de ses participations « médias » aux Etats-Unis (Vivendi Universal Entertainment).

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