NASDAQ : Bourse du NASDAQ

jeudi, 23 mai 2019

NASDAQ : Bourse du NASDAQ

Créé en 1971 à New York, le NASDAQ (National Association of Security Dealers Automated Quotations) a été la première place financière du monde à permettre la négociation d'actions par voie exclusivement électronique. Les valeurs des sociétés informatiques, puis des entreprises de logiciels, et enfin des sociétés de biotechnologies et de la dite « net economie », furent le fer de lance de son expansion. Deuxième place boursière américaine derrière le NYSE (New York Stock Exchange), le NASDAQ est aujourd'hui la quatrième place financière mondiale au plan de sa capitalisation boursière globale, les volumes échangés quotidiennement dépassant ceux du NYSE.

L'action NASDAQ a été introduite à la cotation sur son propre marché en 2002, cependant que l'actionnaire originaire, la NASD (National Association of Security Dealers), s'était progressivement désengagé du capital depuis l'an 2000. L'entreprise qui gère le marché du NASDAQ est aujourd'hui le NASDAQ-OMX Group, qui gère également la place financière d'Europe du Nord (qui comprend les marchés d'Helsinki, Copenhage, Stockholm, etc.) et possède le tiers du capital de la Bourse de Dubaï.

L'éclatement de la « bulle internet » de 2000 à 2002 a entraîné une chute de 75 % de la capitalisation boursière globale du NASDAQ, l'activité sur ce marché étant repartie à la hausse jusqu'en 2007. L'indice boursier phare du NASDAQ est le NASDAQ Composite, indice pondéré de leurs capitalisations boursières respectives de toutes les valeurs cotées sur le NASDAQ, les deux autres indices principaux étant le NASDAQ-100 et le NASDAQ Biotechnology Index.

Deux sociétés américaines symbolisent à elles seules le dynamisme du NASDAQ : Microsoft (155 milliards d'euros de capitalisation boursière en 2008) et Google (109 milliards d'euros). Le NASDAQ est caractérisé par une orientation par les prix (et non pas par les ordres, à l'instar de NYSE-Euronext) des transactions boursières, des « market makers » proposant en permanence des fourchettes de prix d'achat et de vente des titres. Les négociations se déroulent chaque jour de 9 h 30 à 16 h 00 (heure locale), avec une pré-ouverture du marché à 7 h 00 et une post-ouverture s'achevant à 20h00.

Le Nasdaq, pour les valeurs high-tech

Le NASDAQ (National Association of Securities Dealers Automated Quotations) est le marché où sont cotés quelques noms emblématiques de l'industrie américaine : Google, Apple et Facebook. Il a été créé en 1971, par l'association des courtiers américains (National association of Securities Dealers). Il appartient aujourd'hui au groupe Nasdaq QMX, depuis la fusion en 2007 du Nasdaq et de la bourse scandinave OMX AB (Aktiebolaget Optionsmäklarna), qui rassemble les bourses de Stockholm, Helsinki, Copenhague, Reykjavik, Tallinn, Riga et Vilnius. Il est lui-même coté, depuis 2002, sur sa propre plate-forme, sous le nom de code boursier de NDAQ.

Le Nasdaq, un marché et un indice

C'est le plus grand marché boursier électronique du monde. Les échanges se font en continu, sept jours sur sept et 24/24h. C'est aussi le deuxième marché boursier américain en volume traité, derrière le NYSE (New-York Stock Exchange). Sa procédure d'introduction en bourse, très simple, a fait de lui l'instrument privilégié des fonds d'investissements et des créateurs de start-up.

Le Nasdaq est aussi un indice. Il permet de suivre l'évolution de ce marché électronique. C'est un indice original car il prend en compte toutes les valeurs qui y sont cotées, c'est-à-dire environ 3800 au total, en pondérant leur importance de leur capitalisation boursière : on peut donc dire que l'indice Nasdaq est l'indice le plus proche de son marché, puisque contrairement au CAC ou au Dax, il ne sélectionne pas un certain nombre de valeurs, mais les prend toutes !

Cela ne l'empêche pas d'être considéré comme très volatil. Davantage, en tous cas, que ses homologues américains, le DJIA et le S&P 500, à cause justement des nombreuses valeurs technologiques et Internet qu'il contient.

Un marché très volatil

Volatil, il l'est assurément, au regard de ses performances annuelles : ses meilleurs années sont 1999 (+85,6%), 1991 (+56%) et 2003 (+ 50%). Et ses pires millésimes sont 2008 (-40,5%), 2000 (-39,3%) et 1974 (-35,1%). Son niveau a atteint 1000 points en 1995, 2000 points en 1998, 4000 points en 99 et 5000 points en 2000. Aujourd'hui, après l'éclatement de la bulle high-tech, il se traite un peu au-dessus de 3000 points...

En 2012, il a accueilli Facebook, au terme d'une bataille rangée avec le NYSE, qui comptait pourtant bien attirer la jeune multinationale dans ses filets. C'est la plus grosse introduction de l'histoire, avec une société qui est valorisée entre 80 et 100 milliards de dollars. Facebook bat ainsi le record de Google, valorisé lors de son introduction trois fois moins cher. Et il s'introduit à une valeur quarante fois supérieure à la moyenne, depuis 1975, des valeurs venues se faire coter sur ce marché !

Le saviez-vous : Aux Etats-Unis aux cotés du Dow Jones et Standard & Poor's 500 et du Nasdaq, deux autres indices existent.

-Le Wilshire 5000, c'est l'indice américain le plus complet. Il était à l'origine composé de 5000 valeurs. Il permet ainsi d'avoir une bonne vision de la performance de l'ensemble des bourses américaines même si aujourd'hui, il ne compte plus que 4100 entreprises.

Le Russell 2000, c'est l'indice de référence pour les petites et moyennes capitalisations américaines. La capitalisation boursière moyenne y est quand même de... 1,26 milliard de dollars.