Evolution historique des cours du Dow Jones

Krach majeurs et ordres de grandeur

Le plus vieil indice boursier du monde, le Dow Jones (DJIA - Dow Jones Industrial Average), qui réunit en équipondération (sans tenir compte des capitalisations boursières mais seulement du niveau des cours) les 30 valeurs américaines les plus importantes des places financières NYSE et NASDAQ, est en particulier connu pour les krachs célèbres qu'essuya la Bourse de New York, des krachs qui signifièrent à chaque fois la chute brutale de l'indice Dow Jones, avant qu'il ne se ressaisisse.

On compte deux krachs majeurs au XXe siècle, ceux de 1929 et de 1987, et un krach majeur à cheval sur le XXe et l'orée du XXIe siècle, celui dit de la « bulle internet ». Il peut être intéressant de rappeler les ordres de grandeur des niveaux atteints par le Dow Jones lors des différentes périodes concernées.

Dans les années 1920, c'est entre 200 et 400 points que se jouera une crise boursière dont les conséquences seront dramatiques pour toute une économie et tout un pays. Si le Dow Jones s'apprécia de près de 500 % entre 1921 et septembre 1929, la chute de l'automne 1929 le fit passer de quelque 375 points à environ 200 points à son plus bas.

En 1987 l'ordre de grandeur du DJIA est radicalement supérieur, car c'est entre 3 000 et 1 800 points que se jouera la chute, une chute au retentissement bien moins dramatique que celle des années 1930 bien sûr. Dans les années 1999-2002 enfin, lorsque gonfle puis éclate la « bulle internet », le plus haut de 11 722,98 points a été atteint en janvier 2000 et c'est à un plus bas de 7 701 points (soit une valeur plus de deux fois supérieure aux plus hauts des années 1980) que l'on aboutira en septembre 2002, avant la reprise.

Grandes étapes des variations (et des records) de l'indice Dow Jones

Dopée par la croissance des pays émergents et par le dynamisme de son propre marché comme par la force de sa monnaie, l'économie américaine connaît une période de croissance très importante entre 2002 et 2007, et l'évolution de l'indice Dow Jones traduit cette croissance : le DJIA passe de 7 701 points en septembre 2002 à 13 907 points en juillet 2007, le record de 14 198,10 points étant atteint en octobre 2007.

Avant les autres places financières mondiales, le NYSE commence alors à être touché par la crise des subprimes et s'amorce alors pour le Dow Jones une baisse qui se transformera en chute à l'automne 2008, une chute matérialisée et symbolisée par la faillite de la banque Lehman Brothers ou encore la quasi-faillite le l'assureur AIG. La baisse sur un an dépasse 50 % et le plus bas de 6 626,94 points est atteint en mars 2009.

La reprise est ensuite relativement rassurante et même vive, avec un Dow Jones qui pointe au-delà des 11 200 points en avril 2010, une légère tendance haussière se maintenant même après la correction intervenue entre avril et juillet 2010 (influence du début de la crise de la zone euro). A 12810 points en avril 2011 et avec tous les indicateurs de l'économie américaine au vert, la « machine » semble repartie mais c'est à un véritable mini-krach que l'on assiste dans le sillage européen au mois d'août 2011.

Le Dow Jones perd 20 % en quelques semaines, passant de 12680 points fin juillet à 10 770 points seulement à la mi-septembre 2011. La reprise est ensuite assez nette, mais si les 13200 points sont dépassés en avril 2012, une légère correction s'ensuit à la baisse.

Evolution historique du Dow Jones

 

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