dimanche, 5 juillet 2020

Le taux directeur LIBOR en Suisse

L'un des principaux instruments de la politique monétaire de la BNS (Banque Nationale Suisse) est la fixation trimestrielle d'une marge de fluctuation et d'un objectif-cible du LIBOR-CHF à 3 mois, c'est-à-dire du taux du marché interbancaire londonien (LIBOR: London Interbank Offered Rates) des prêts libellés en francs suisses avec une échéance de 3 mois.

Ainsi dans le courant des deux premiers trimestres 2010 la BNS avait-elle fixé à 0% - 0,75% la marge de fluctuation du LIBOR-CHF, avec l'objectif expressément affiché de «garder le LIBOR dans la zone inférieure de cette marge, soit autour de 0,25%».

Dans une logique classique, la Banque Nationale Suisse serait amenée à augmenter son objectif-cible relatif au LIBOR en cas de pressions inflationnistes trop importantes (le taux d'inflation maximal en dessous duquel la BNS s'est fixée de maintenir l'évolution annuelle des prix étant de 2%), le CHF ainsi que l'ensemble des actifs libellés en CHF devenant ainsi plus attractifs pour les investisseurs et le franc suisse s'en ressentant inévitablement à la hausse.

Dans la pratique, et en particulier dans le contexte des politiques monétaires «de crise» menées en 2008-2009, l'objectif-cible du LIBOR-3 mois a été abaissé à de nombreuses reprises dans le but de favoriser la relance économique suisse, mais encore dans le sillage des baisses de taux directeurs pratiquées par les banques centrales américaine (Fed), britannique (BoE) et européenne surtout (BCE).

L'influence sur la valeur de change du CHF de la fixation de la marge de fluctuation du LIBOR- 3 mois a dès lors diminué en comparaison de la situation de croissance économique continue ayant prévalu jusqu'en 2007, la BNS décidant en certaines occasions d'intervenir directement sur le Forex pour empêcher sa monnaie de s'apprécier trop nettement.

Source : Banque Nationale Suisse

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