mercredi, 20 septembre 2017

A quoi sert la Bourse ? A financer les entreprises

« Le rôle de la bourse » explique Dominique Cerruti, le directeur général de Nyse Euronext, « est de financer l'économie ». C'est, en effet, ce que dit la théorie économique. Les particuliers et les sociétés de tous types (investissement, industrielles, financières...) y apportent des capitaux à des entreprises qui veulent lever des fonds pour se développer. Cette fonction de place de marché, de lieu de rencontre entre porteurs de capitaux et entreprises à la recherche de capitaux est la vocation première et, pour tout dire, historique, de la bourse.

C'est précisément dans ce but que sont nées, à la Renaissance, les premières bourses. Il s'agissait alors de financer les grandes expéditions maritimes. Un des plus petits pays d'Europe, la Hollande, saura, mieux que les autres, tirer parti de cette technique et deviendra, en quelques décennies, une des plus riches nations d'Europe. Il faut dire que le pays n'est pas gâté. Pas de ressources, des terres régulièrement inondées. Reste l'accès à la mer... A l'époque Venise contrôle, en Méditerranée, la route de la Soie.

Le Portugal contrôle, lui, la route des épices, qui passe par ses comptoirs d'Afrique. Les commerçants hollandais se rassemblent donc, d'abord à Bruges, dans la maison de riches bourgeois, Van Den Buerse (ou peut-être Börse), puis dans un bâtiment fixe, construit en 1611, en plein coeur d'Amsterdam, pour tenter de concentrer le capital nécessaire au lancement de grandes expéditions maritimes outremer, qui leur ouvriront la route des épices, le marché le plus fructueux de l'époque.

Sans la bourse, cette concentration de capital aurait été impossible. Aujourd'hui, la fonction de la bourse reste la même : concentrer les capitaux de tous horizon en garantissant, autant que faire se peut, l'égalité de traitement (aujourd'hui, on parlerait de « transparence ») entre participants.

Cet apport peut prendre deux formes, qui recoupent les deux façons dont il est possible de participer à la croissance de l'économie. Le premier, c'est de prêter de l'argent. Le second, c'est de devenir entrepreneur soi-moi. Bien sur, le risque n'est pas le même. Le préteur prend nettement moins de risque : sauf en cas de faillite, il est quasi-certain de se faire rembourser.

L'investisseur, en revanche, détient des parts de l'entreprise et partage sa réussite ou son échec. Autrement dit, il peut soit décrocher le jackpot (s'il s'appelle Bill Gates), soit se serrer la ceinture pendant des années, soit faire faillite. Le risque de l'investisseur est, on le voit nettement plus grand que celui du prêteur. Mais le système de rémunération est lui aussi très différent.

Le prêteur, lui, a accepté un système précis de rémunération de son argent au moment où il l'a investi. Ce peut être un rendement fixe, ou un rendement variable, en fonction des taux de l'économie : dans tous les cas, il a une certaine visibilité. L'investisseur, lui, fait un pari sur la capacité de l'entreprise à dégager des bénéfices. Si elle n'en fait pas, elle ne versera pas de dividendes et l'argent qu'il y a investi, autrement dit ses parts dans le capital ne seront pas rémunérées.

Cela explique les différences de rémunérations : sur vingt ans, les prêteurs, autrement dit les porteurs d'obligations, ont en moyenne obtenu un rendement de 4%. Tandis que les entrepreneurs-investisseurs, autrement dit les actionnaires, ont obtenu entre 7 et 8%.

Cette statistique, sur long période, fera sans doute sursauter ceux qui ont suivi la bourse depuis une décennie. Ils ont raison : la théorie économique peut parfois, sur certaines périodes, être contredite par les faits. Car depuis dix ans, ce sont plutôt les porteurs d'obligations qui ont été favorisés. Depuis 2000, ceux qui ont investi sur le CAC40 n'ont quasiment rien gagné, même en tenant compte des dividendes annuels, tandis que ceux qui ont prêté aux entreprises ont obtenu plus de 7% en moyenne... 

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