samedi, 18 novembre 2017

Les 5 plus grosses arnaques boursières de l'histoire

Qui n'a pas essayé de tricher en jouant au Monopoly ? Tricher est - hélas- un trait essentiel de l'âme humaine. Mais quand cela prend une dimension planétaire, la tricherie et l'arnaque se chiffrent alors en milliards ou en centaines de milliards et finissent par bouleverser la vie de milliers, voire des millions d'épargnants innocents. 

L'ancêtre de l'arnaque financière et boursière, la référence, pour ne pas dire l'icône des arnaqueurs, c'est Charles Ponzi. Dans les années 20, ce modeste immigré italien a réussi à convaincre plus de 40 000 investisseurs de lui apporter jusqu'à 15 millions de dollars (l'équivalent de plusieurs dizaines de milliards actuels) en leur offrant des taux d'intérêt miraculeux : jusqu'à 50% en 45 jours. Son système était simple, voire limpide : il payait les intérêts des premiers arrivés en leur distribuant l'argent déposé par les nouveaux épargnants. 

Accusé de 86 crimes et délits, il fit de la prison de 1926 à 1934 et mourut quelques années plus tard, paralysé et à moitié aveugle, dans un hospice pour nécessiteux du Brésil, sans un sou en poche. Mais il était devenu célèbre, donnant même son nom à un système, la "Pyramide de Ponzi", repris par de nombreux "financiers" depuis lors et promis à un bel avenir !

Bernard Madoff

Bernard Madoff, ou plutôt Bernie Madoff, comme aimaient à l'appeler ceux qui le fréquentaient, était un gestionnaire de Hedge fund newyorkais. En 2008, son système s'effondrait, et, depuis, on n'en finit pas de découvrir de nuvelles ramifications partout dans le monde. Il avait réussi à attirer les plus fins investisseurs avec son fonds qui parvenait à réaliser autour de 7% par an, quelle que soit la conjoncture. Une bénédiction pour les gestionnaires de fonds de haut niveau qui venaient en masse puiser un peu de performance chez Madoff quand les marchés étaient moroses, ou qui construisaient de complexes schémas à long terme à partir des différentes "Sicav" qu'il gérait. 

Des institutions aussi respectables que les banques HSBC, Royal Bank of Scotland, l'espagnol Santander, le français BNP Paribas et le japonais Nomura figurent au rang des victimes de ce petit génie, qui, en 2008, laissait une ardoise de 65 milliards de dollars (au moins, car on continue de découvrir de nouvelles victimes régulièrement). Le 29 juin 2009, Bernie Madoff a été condamné à la peine maximale de prison aux Etats-Unis : 150 ans ! 

Jerome Kerviel et la Société Générale

Comme Nick Leeson, le tombeur de la vénérable banque britannique Barings, Jérôme Kerviel a bien failli faire chuter la très respectable banque française qui l'employait : la Société générale. Son arnaque? Avoir réalisé des opérations au nez et à la barbe de sa hiérarchie (c'est du moins ce qu'elle a pu prouver devant la justice) qui on conduit la banque à afficher une perte colossale de... 4,9 milliards d'euros. 

Cependant, Jérôme Kerviel dans son livre paru en mai 2010 et baptisé "Mémoires d'un trader", proclame que ses opérations étaient connues de ses supérieurs, qui fermaient les yeux devant le succès qu'elles rencontraient. Son activité impliquait de très gros volumes à très faibles risques. Il a conservé les volumes, mais a pris des paris de plus en plus audacieux au fil du temps qui ont fini par se retourner contre sa banque. 

Jeffrey Skilling et Enron

Les deux dirigeants de Enron, Kenneth Lay et Jeffrey Skilling, ont conduit ce groupe de négoce de matières premières et d'énergie texan, qui était dans les années 2000, la 7ème plus grosse société américaine avec 20 000 employés, dans la tombe. En 2000, elle réalisait plus de 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires, valait 90 milliards de dollars en Bourse et était élue, par le magazine Fortune, comme "la société la plus innovante des Etats-Unis". Mais personne, ni à Fortune, ni ailleurs ne pouvait imaginer l'imagination déployée par les deux dirigeants pour fabriquer un écran de fumée autour des comptes de leur groupe! 

Pourtant, en 2001, Enron était en faillite et disparaissait. Comment cela s'est produit ? Très simple : les deux hommes ont diversifié leur groupe dans les contrats à terme sur le climat et dans d'autres investissements exotiques qui leur ont, au final, coûté beaucoup d'argent. Ils ont aussi totalement maquillé leurs comptes, utilisant ce qu'on appelle la "comptabilité créative". Grâce à elle, ils ont pu dissimuler dans des coquilles vides des engagements colossaux et des dettes sans fin. Jusqu'à ce qu'un retournement des marchés, en 2001, ne mette tout leur édifice à bas, précipitant des dizaines de milliers de  personnes dans le chômage, et faisant disparaître jusqu'axs fonds destinés à assurer la retraite des anciens employés ! 

Calisto Tanzi et Parmalat

C'est un peu notre Enron européen. Le groupe alimentaire a longtemps été la plus importante société du secteur dans la péninsule italienne, employant plus de 36 000 salariés. Là encore, à la base du scandale, le même mélange de dissimulation et de "comptabilité créative": au début des années 2000, l'équivalent de 8 milliards d'euros se sont ainsi évanouis des comptes du groupe sans qu'on en retrouve trace. Jusqu'à décembre 2003, date à laquelle le groupe fut obligé d'avouer un trou de ...4 milliards d'euros dans ses comptes. Les inspecteurs chargés d'examiner les livres du groupe ont alors découvert plus de 14 milliards d'euros de dettes, la plupart non déclarées. Le fondateur du groupe, Calisto Tanzi et son directeur financier, Fausto Tonna, avaient créé six sociétés écrans au Grand-Duché du Luxembourg, à l'aide de prête-noms pour dissimuler les comptes truqués et les pertes. 

Les enquêteurs ont conclu que plus d'une douzaine de milliards d'euros avaient tout simplement disparu de l'entreprise! Le groupe a du être mis en faillite, engloutissant l'épargne d'environ 135 000 épargnants italiens. Ce qui en fait le plus grand scandale financier d'Europe... Le groupe, à genoux et incapable de se relever seul, a été contraint d'accepter l'offre de reprise lancée, en 2011, par le numéro 1 européen du secteur, Besnier, qui, depuis, l'a remis sur pied...

Nick Leeson et la Barings

Il est toujours dangereux de mettre entre les mêmes mains les trois fonctions essentielles dans la finance de trader, créateur de produit et contrôleur. C'est pourtant ce qu'avait réussi à faire Nicholas Leeson, dit Nick Leeson, un petit génie de la finance qui avait donné des ailes à une vénérable institution londonienne, la Barings, vieille de plus de 400 ans. Alors qu'il était à Singapour pour surveiller du trading sans risques, Nick Leeson a commencé à multiplie les opérations à risque. D'abord avec succès, jusqu'à ce qu'il commence à perdre beaucoup. pour dissimuler ses pertes, il a alors l'idée de créer un faux compte, ce qui lui permet d'être considéré comme le plus brillant trader de sa banque. 

En 1993, ses pertes atteignent 23 millions de livres sterling. Un an plus tard, elles sont passées à 208 millions! En février 1995, lorsqu'il est -enfin- découvert, elles culminent à... 827 millions de livres, soit près de 1,5 millairds de dollars. La Barings n'avait pas la surface financière suffisante pour éponger les pertes, elle dut se saborder et passer, pour un milliard de livres sterling, sous pavillon néerlandais, après sa reprise par la banque ING. 

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