lundi, 29 mai 2017

La liquidité, nécessaire, est assurée par le marché secondaire

Comment pouvoir revendre à tout moment ses titres ?

Les entreprises viennent en bourse pour lever des capitaux. C'est-à-dire qu'elles émettent de titres qu'elles proposent ensuite aux investisseurs, en échange de leur argent. Soit ces titres sont des créances, et dans ce cas ce sont des obligations, soit ce sont des titres de propriété, et dans ce cas ce sont des actions.

Mais dans les deux cas, que deviennent ensuite ces titres ? Ils appartiennent à leurs souscripteurs. A priori, ils peuvent donc en faire ce qu'ils veulent. Ils peuvent s'en servir pour garantir une autre opération. Ils peuvent les revendre à d'autres. Mais trouver un acheteur pour ce genre de titres n'est pas facile. Imaginez un Lillois désirant se séparer d'une dizaine d'actions d'une société technologique cotée, mais peu connue. S'il n'y avait pas la bourse, comment ferait-il, sachant qu'il n'existe au même moment que deux acheteurs potentiels de ce genre d'actions, l'un à Perpignan et l'autre à... Londres ?

C'est là qu'intervient le marché secondaire : il est indispensable au bon fonctionnement du marché primaire (la levée de capitaux) car il garantit ainsi aux investisseurs qu'ils pourront séparer de leurs titres à tout moment et dans les meilleures conditions possibles, compte tenu des conditions de marché et de la santé de l'entreprise dans laquelle il ont placé leur argent. Autrement dit, il permet la liquidité.

Imaginons maintenant un instant un monde où l'épargnant, en achetant une action, ne pourrait jamais la revendre et ne pourrait espérer en récupérer une part que par l'entremise des profits futurs de l'entreprise... Croyez-vous que les investisseurs se bousculeraient pour venir financer les sociétés dans de telles conditions ? Sûrement pas. C'est le principe même du marché secondaire, qui est un « marché de l'occasion » des titres, seul capable d'en assurer la liquidité totale. Grâce à lui, les investisseurs initiaux peuvent revendre à tout moment leurs titres à d'autres épargnants qui, eux, veulent investir dans la société mais n'étaient pas là au moment où celle-ci émettait des titres, lors de sa création ou de sa dernière augmentation de capital.

Ces investisseurs prêts à racheter ces titres sont appelés des « contreparties ». Qu'ils viennent à manquer et le marché s'effondre. Qu'ils se raréfient et certains titres connaissent des problèmes de liquidité : leur vendeur peut mettre plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour trouver un acheteur.

Regardons maintenant une valeur très symbolique : l'action Grand-Marnier. Elle est célèbre dans toutes les salles de marchés, car c'est la plus chère de la cote : 4400 euros par titre. Elle est même montée à 6600 euros en février 2007 ! Mais c'est aussi une des moins liquides. Il s'en traite, en moyenne... une par jour. Et encore, c'est parce que la société Grand-Marnier a signé un contrat d'animation avec une société d'investissement qui prévoit qu'il doit y avoir au moins une cotation par jour... Mais si vous désirez acheter 1000 actions Grand-marnier, votre ordre aura bien du mal à être exécuté. Sur une année, il n'y a eu qu'une pointe de transaction sur cette action : le 7 juin 2011, avec... 41 titres échangés !

La liquidité est un élément important de la formation du cours. Revenons à notre investisseur Lillois, qui, en l'absence de toute bourse, tente de vendre l'action qu'il possède de sa société technologique. Pour trouver un acheteur autour de lui, il faudra qu'il explique ce qu'elle fait, l'intérêt d'en détenir une part et ses perspectives. Il faudra aussi sans doute qu'il consente un gros rabais pour convaincre un voisin de la lui acheter. Le nouveau prix de l'action sera son nouveau cours et ne reflétera en rien sa valeur réelle. Il indiquera simplement qu'il est difficile de trouver des acheteurs pour une action de ce type.

Le marché secondaire sert à éviter ce « biais ». Il y parvient... en partie. Il y a toujours un léger décalage entre la façon dont la société est perçue et sa situation réelle. Plus l'information est partagée entre en investisseurs, et plus cette différence est faible. Mais l'information sur un titre n'est jamais totalement partagée par tous les acteurs du marché. C'est cela qui explique une grande partie des écarts de cours... 

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