jeudi, 19 octobre 2017

Les cinq chiffres qui font bouger l'euro

Les traders le savent bien : leurs décisions sont toujours la synthèse d'un ensemble d'informations. Cela va d'une analyse globale de l'économie mondiale, à l'utilisation d'indicateurs techniques, en passant par l'analyse d'un certain nombre de données qui sont régulièrement publiées par certains organismes. Cela peut être des organismes publics ou para-public (l'Insee, le Fédéral Census, les banques centrales, certains ministères), supra-nationaux (l'ONU, l'OMC, le G8, la Troïka) ou privés (le Medef, Standard & Poor's...).

De leur capacité à anticiper les répercussions que ces informations peuvent  avoir sur le marché, les traders vont être capables -ou pas- de sortir des trades gagnants. Le problème n'est pas d'obtenir ces informations. Aujourd'hui, tous les sites Internet, tous les pages d'accueil de courtiers permettent d'obtenir une bonne couverture des événements. Le problème est de savoir distinguer celles qui ont réellement de l'importance et les autres.

Les traders en devise sont dans une situation tout à fait similaire : ils doivent gérer un nombre considérable d'informations et savoir lesquelles auront une vraie influence sur la monnaie qui les intéresse. L'Union Européenne, par exemple : avec 28 membres, 500 millions d'habitants, 4,3 millions de kilomètres carrés et 17 milliards d'euros de PIB, l'Union européenne est la principale zone économique mondiale.

L'euro est sa principale monnaie, adoptée par 17 de ses états membres. Chacun de ces pays présente ses propres indicateurs, ses propres statistiques. S'y ajoutent celles, généralement beaucoup plus partielles et tardives, de l'Union : un vrai casse-tête pour le trader. Ce qu'il faut retenir, c'est que les trois-quarts du PIB de la zone sont réalisés par quatre pays : Allemagne, France, Italie, Espagne. Ce sont donc leurs statistiques qu'il faudra suivre en priorité.

Toutes ont leur importance, mais certaines d'entre elles  peuvent en avoir davantage que d'autres, à un moment donné. Le marché réagit de manière dynamique à ces informations : il va par exemple accorder davantage d'importance à des informations sur la présence d'inflation dans l'économie si, par exemple, la banque centrale a eu, au cours des mois précédents, une politique monétaire plus conciliante. Et parfois, la direction (à la hausse ou à la baisse) que prennent ces chiffres est plus importante pour les observateurs attentifs que le chiffre lui même... Voici donc ces indicateurs qui font bouger l'euro et qu'il faut surveiller de près…

L'inflation

Toutes les devises subissent l'influence de l'inflation. Normalement, un pays qui connait une inflation supérieure à celle de ses partenaires voit sa monnaie glisser par rapport à celles de ses voisins pour que le pouvoir d'achat, à conditions de production équivalentes, soit à peu près égal. Mais une inflation plus forte que prévu engendre aussi des réactions, comme celle de la Banque centrale du pays, qui augmentera ses taux d'intérêt pour réduire la création monétaire et attirer les capitaux étrangers. Cela tend alors à faire remonter la devises.

Pour la calculer, les pays disposent en général d'un indice des prix (en anglais Consumer price index ou CPI) qui reprend l'évolution du prix d'un panier de biens qui font partie des achat régulier des ménages. Les traders suivent surtout l'inflation sous-jacente, c'est-à-dire celle qui ne prend pas en compte l'énergie et l'alimentation. Ces deux éléments sont en effet très volatils et dépendent de conditions politiques, économiques et même climatiques, qui échappent au contrôle des pays. Les deux statistiques qui comptent vraiment pour la Zone sont celle de l'Allemagne et celle de la France.

La politique monétaire

Chaque devise dépend fortement de la politique de sa banque centrale. Pour l'Euro, c'est la BCE (banque centrale européenne). Chacune de ses décisions a un impact important sur l'Euro et ses conférences de presse sont précédées et parfois suivies par des variations remarquées de la monnaie européenne. Chacun de ces rendez-vous donne lieu à des réponses de la BCE aux questions posées par les journalistes économiques. C'est le décryptage de ces réponses qui fournit le meilleur carburant aux variations de la devise... Un ton très ferme indique une préoccupation sur la masse monétaire ou l'inflation, jugée trop forte. Cela peut entraîner des relèvements de taux, favorables à la devise. Si ses propos sont trop apaisants, cela démonte un certain calme face à la conjoncture et une absence de réactions de la part de la BCE : les hausses de taux sont peu probables...

La croissance du PIB

La production de la zone européenne est un autre élément important. La croissance et la santé de l'économie est mesurée par le PIB, qui mesure la valeur des biens et des services produits par l'ensemble de la zone à un moment donné. Un PIB en hausse est un bon signe pour la devise. Le PIB de l'Eurozone est publié deux mois après la fin du trimestre sur lesquel le chiffre porte, par Eurostat. C'est un chiffre largement anticipé. Mais un écart par rapport au consensus provoque généralement des réactions bien visibles sur le marché des changes.

La balance des paiements

La balance des transactions courantes est l'une des trois composantes de la balance des paiements d'un pays. Les deux autre sont la balance des opérations financières et la balance des capitaux. La balance des comptes courants est publiée chaque mois, deux semaines après la fin du mois sur lequel elle porte. Un excédent de la balance courante signifie qu'il y a davantage d'exportations que d'importations. et donc plus de capitaux qui entrent dans le pays que de capitaux qui sortent, ce qui est positif pour l'Euro. Les deux plus importants chiffres sont ceux qui concernent l'Allemagne, pays à excédent, et la France, pays à déficit...

L'indicateur de confiance

C'est l'indicateur de la confiance des leaders d'opinion économique. Il est publié par l'Allemagne sous le nom de ZEW, par le centre européen pour la recherche économique et synthétise l'opinion de 350 experts sur l'évolution de l'économie allemande à moyen terme. Ceux-ci n'ont le choix qu'en trois réponses : négative, neutre ou positive. Un ZEW inférieur à zéro indique un sentiment négatif et, s'il est supérieur à zéro, un sentiment positif. Le rapport interroge aussi ces experts sur l'avenir de la zone euro, du Japon, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. En cas de taux de réponse supérieure au prévisions du consensus, l'effet sur l'euro est très positif.

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