Thu, 23 Feb 2012 17:00:00 +0000

La Commission Européenne refroidit l'optimisme des marchés

 

Marché actions:

Ce soir, les indices boursiers européens clôturent en baisse pour le troisième jour consécutif après que la Commission Européenne ait déclaré que la santé économique de la région va se dégrader cette année. Les commentaires de la Commission ont donc rappelé les investisseurs à la raison et ont montré que la situation en Europe était loin d'être résolue : outre la menace de la crise de la dette, la région souffre toujours d'un ralentissement économique. Dans l'ensemble, les résultats des entreprises européennes ont été decevants. Pourtant, malgré la croissance extrêmement faible, les investisseurs constatent des signes de stabilisation au sein de la zone euro. Le sentiment économique est encore à des niveaux faibles mais s'améliore de mois en mois. Aujourd'hui, le Zew allemand est ressorti supérieur aux attentes des analystes.  Les opérateurs sont aussi sceptiques sur la capacité de la Grèce à respecter ses engagements dans les années à venir. A l'heure actuelle, le pays fait face à une instabilité sociale grandissante, alors qu'il doit mettre en place davantage d'austérité. Sur le front des entreprises, la banque allemande Commerzbank a chuté de 6,3% aujourd'hui quand ses dirigeants ont annoncé qu'aucun dividende ne sera versé cette année.

Outre-Atlantique, les marchés évoluaient en hausse. Le marché de l'emploi américain a, de nouveau, donné des signes d'améliorations avec les nouvelles demandes d'allocations-chômage qui sont ressorties en baisse à 351 000 nouvelles demandes contre 355 000 de prévu par les analystes économiques. L'inflation pour le marché de l'immobilier est légèrement supérieure que le consensus : elle s'affiche à +0,7% contre +0,1% d'attendu.

Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 447,31 points, en stagnation. Le Footsie100 se négociait à 5 937,89  points en hausse de 0,36%. Le DAX30 affichait des performances similaires avec une chute de 0,50% menant l'indice à 6 809,46 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en hausse de respectivement 0,29%, 0,39% et 0,68%.

Forex :

L'euro s'apprécie nettement face au billet vert et s'échange aux alentours des 1,3315$ contre 1,3258$ ce matin. La monnaie unique a pris de la hauteur après la publication économique de l'indice du climat des affaires allemand IFO et a touché son plus haut en séance à 1,3341$. L'indice IFO est ressorti à 109,6 points contre 108,8 attendu, son plus haut niveau depuis août 2011. Cette annonce témoigne de l'optimiste des entreprises allemandes et confirme la solidité de l'économie allemande alors que la zone euro est menacée de récession. Autre élément qui a eu un effet haussier sur l'euro : la probabilité de plus en plus forte d'un nouveau programme d'achat d'obligations du trésor américain (QE3) par la FED au cours du deuxième trimestre. Si une telle annonce venait à être confirmée, cela aurait pour conséquence une forte dilution du billet vert. Dans ce contexte, la devise des dix-sept gagne du terrain face à l'ensemble de ses contreparties. L'euro s'échange autour des 106,70 yens, aux alentours des 0,8480£ et des 1,2450 dollar australien. De son côté, sur le NYBOT, le Dollar Index recule et cote 78,95 points contre 79,25 hier soir. La paire AUD/USD dit « aussie » est en hausse et s'échange autour des 1,0690$. La paire USD/CAD dit « loonie » repasse sous sa parité à 0,9980 dollar canadien. Enfin, l'USD/JPY se maintient au-dessus des 80 yens.

Au chapitre des matières premières, le métal jaune poursuit son rallye haussier et s'échange aux encablures des 1 780$ l'once gagnant. L'or profite à la fois de son statut de valeur refuge face aux incertitudes géopolitiques et à la baisse du billet vert. Même tendance pour l'argent-métal qui gagne 2,32% à 35,05$ l'once. De son côté, le pétrole évolue de manière dispersée. A Londres, le Brent de la mer du Nord recule de 0,27% à 122,40$ le baril et à New York, le Light Sweet Crude est en hausse de 0,15% à 106,10$ le baril.