lundi, 27 février 2017

Les Krachs et la finance de marché

L'essor de la finance de marché trouve son origine à la fin des années 70, à la suite des chocs pétroliers de 1973 et 1979. Elle a contribué à développer les échanges financiers dans des proportions jamais atteintes jusqu'alors. Mais elle a fragilisé le système économique et l'a rendu très sensible à des phénomènes d'emballement des valorisations, puis de perte de valeur. Autrement dit, aux krachs.

Avant les années 70, tous les mouvements de capitaux (actions, dépôts, obligations) et de devises étaient placés sous le contrôle étroit des états, qui veillaient à ne pas déséquilibrer leur balance des paiements. A partir du milieu des années 70, le monde a connu deux chocs pétroliers qui ont modifié durablement les relations internationales et qui ont progressivement conduit à la création d'un système autonome d'opérations de crédit, de spéculation, d'investissements à long ou court terme transcendant les frontières des nations : la finance de marché.

En 1973 et 1979, à la suite des tensions au Moyen-Orient et de la volonté des pays producteurs d'accéder à une part plus importants des bénéfices de l'extraction de pétrole sur leur territoire, les prix du pétrole ont été multipliés par quatre. Les pays importateurs de pétrole ont vu leur balance commerciale dangereusement déséquilibrée par cette charge nouvelle.

Tandis que les pays exportateur se sont soudain retrouvés avec des masses énormes de devises. Incapables de les réinjecter dans leurs économies balbutiantes à l'époque, les pays producteurs, essentiellement d'ailleurs des monarchies du Golfe, les ont alors réinvesties sur les marchés financiers internationaux. Les liens que le Royaume-Uni avait tissé avec le Moyen-Orient permettront à Londres de récupérer l'essentiel de ce transfert de richesses : Londres, dopée par cet afflux de ce qu'on appelle alors les pétrodollars, devient alors la capitale mondiale d'une nouvelle industrie, la finance de marché.

Les folles années 80

Cette décennie est marquée, à Londres, à New-York, et dans une moindre mesure sur les autres grands marchés boursiers occidentaux, par l'influence des néo-libéraux, qui obtiennent ce qu'on appellera plus tard les « 3 D » : décloisonnement, désintermédiation et déréglementation. En quelques années, les états vont en effet permettre le décloisonnement de la finance entre banques de dépôts et banques d'investissement. Il avait été introduit à la suite à la crise de 1929, pour éviter que les clients ordinaires ne subissent les erreurs des financiers pour compte propre. Aux Etats-Unis, cette législation prendra le nom de Glass-Steagle act.

Le décloisonnement permettra un développement très rapidement des banques d'affaires car cela leur donne un accès presque sans limite et quasiment gratuitement aux dépôts des clients ordinaires. Le deuxième « D » désigne la désintermédiation. Les entreprises ne seront plus contraintes de passer par des intermédiaires bancaires pour accéder aux marchés financiers. Enfin, et c'est le troisième « D », la déréglementation met fin aux limitations à la circulation des capitaux. Ils peuvent passer librement d'un support, d'un pays, d'une classe d'actifs à l'autre. Et les intermédiaires sont libres d'inventer les produits de leur choix, sous forme de contrats, de swaps, d'options...

La dette publique en otage

Cet essor de la finance s'accompagne d'un désengagement presque complet de l'état, alors même que ses besoins de financement s'envolent. Les années 80 sont en effet celles où la plupart des pays occidentaux basculent d'un équilibre précaire des finances publiques à un recours massifs à l'endettement public pour financer des déficits sans cesse plus élevés. La dette totale des Etats-Unis représente, aujourd'hui, plus de 250% du PIB, un niveau jamais atteint dans son histoire, même au plus fort de la guerre, lorsque le pays était obligé d'émettre des bons de guerre pour financer son effort militaire.

En émettant toujours plus d'obligations sur les marchés financiers, les états ont contribué à la financiarisation de l'économie. Ils ont incité leurs citoyens à financer, grâce à leur épargne, cette dette publique à travers une série de placements ad-hoc... Les grandes banques de réseaux ont ainsi collecté des montants énormes d'épargne qu'il a alors fallu réinvestir sur les marchés.

Cela a contribué à augmenter les volumes traités et à faire naître de nouveaux produits. Les « 3D », et l'accès à des ordinateurs toujours plus sophistiqués et rapides, ont alors permis aux opérateurs de transférer des montants énormes de capitaux, de plus en plus vite, sur un nombre toujours plus grand de marchés. Aujourd'hui, sur le seul marché des changes, il se traite en une seule journée entre 7 et 8 fois le budget total de l'état français...

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